jeudi, 14 septembre 2017 20:57

Santé : L’OCAL œuvre pour une synergie entre les réseaux panafricains et acteurs de défenses des droits humains dans la lutte contre le VIH/SIDA Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Photo de famille des participants Photo de famille des participants

« La lutte contre le VIH/SIDA implique nécessairement de progresser dans le respect de l’ensemble des droits, y compris ceux des populations clés et vulnérables, notamment les professionnel (les) du sexe. « Défendre les droits de tous est fondamental pour garantir l’accès équitables aux services de santé et juridiques. C’est en respectant les droits des laissés-pour-compte que ces derniers pourront jouer un rôle de premier plan, afin d’atteindre l’objectif de zéro nouvelle infection, zéro décès et zéro discrimination », a indiqué Idrissa Koné, le Secrétaire exécutif de l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL) à l’ouverture de la rencontre régionale d’échanges à Lomé le 13 septembre 2017.

A cette rencontre participent les associations des professionnels de sexe qui exercent le long de l’axe de migration Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou, Lagos, les associations, et réseaux d’organisations non gouvernementales, pour la mise en œuvre du projet de prévention du VIH/SIDA, à l’endroit des populations clés et vulnérables, le long de ce corridor.

Apporter une réponse aux préoccupations transfrontières, notamment la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens, lutter contre le VIH/SIDA et autres menaces sanitaires, le long du corridor Abidjan-Lagos. Ce sont quelques-uns des objectifs phares de l’OCAL. En ce qui concerne la préservation du VIH/SIDA, elle mène la bataille pour lever toutes les discriminations faites aux personnes, appelées communément, populations clés et vulnérables, notamment les hommes ayants des rapports sexuels avec les hommes (HSH), des consommateurs de drogues injectables, les professionnels (les) du Sexe (PS), les personnes transgenres, etc.

Ainsi, après la rencontre d’échanges, des 11 et 12 septembre derniers, avec les associations/réseaux des HSH, c’est le tour, de celles des PS de partager leurs expériences avec les responsables de l’OCAL et les autres réseaux d’organisation non gouvernementales. L’objectif général est de créer une plateforme d’échanges entre les associations/ réseaux nationaux de PS, les réseaux panafricains et acteurs de défenses des droits humains. De façon spécifique, il s’agit, de présenter les résultats des interventions menées dans le cadre du renforcement du système communautaire et la suppression des obstacles juridiques à l’accès aux services de santé pour les populations clés et vulnérables, le, long du corridor. Egalement, d’échanger sur les bonnes pratiques transférables dans d’autres pays, les contraintes rencontrées et les leçons apprises. « L’amélioration de l’environnement social et juridique, ainsi que le renforcement du système communautaire, constituent l’une des clés pour l’attente des objectifs ambitieux de traitement 90-90-90 de l’ONUSIDA à l’horizon 2030 », a expliqué, Pr Anoumou Dagrnra, représentant le ministre de la santé et de la protection sociale.

A en croire, le Directeur pays ONUSIDA au Togo, Christian Mouala, des études ont montré qu’on peut disposer de tous les traitements, l’accès à tous les dépistages et tous les services de prévention, mais si l’environnement n’est pas favorable, en termes de respect des droits, de lutte contre la discrimination, sous toutes ses formes, les objectifs ne seront jamais atteints.

Lu 351 fois Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 21:18

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.