jeudi, 14 septembre 2017 11:41

Marcel De Souza : « L’opposition et UNIR doivent préserver leur patrimoine commun » Spécial

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De souza Marcel (au micro) De souza Marcel (au micro)

Le Togo est secoué depuis le 19 août dernier par une crise politique née de la manifestation du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam pour dit-il exiger le retour de la constitution de 1992 et le vote de la diaspora togolaise. Des manifestations ne cessent de se multiplier. Après l’émissaire des Nations Unies pour l’Afrique et du Sahel, Ibn Chambas, c’est au tour du Président de la Commission de la CEDEAO Marcel De Souza de rencontrer les acteurs politiques togolais.

La visite du béninois Marcel De Souza chez les leaders politiques avait pour but de trouver une solution à la crise du Togo. Celui-ci s’est entretenu en premier avec les opposants et ensuite avec le Président de la République et Président de l’Union pour la République UNIR Faure Gnassingbé.

Pour lui, que ce soit l’opposition ou le parti présidentiel, tous ont la volonté de dialogue de faire les réformes portant sur la limitation du nombre de mandats présidentiels, le mode de scrutin à deux (2) tours et le vote de la diaspora togolaise.

« Ce que nous recherchons, c’est de parvenir à ces réformes par la voie de la paix. Nous avons noté que toutes les crises et les affrontements finissent par le dialogue autour d’une table. Pourquoi ne pas faire l’économie des affrontements qui se terminent par le bain de sang ? », se demande le Président de la Commission de la CEDEAO.

Pour que les réformes puissent être faites, il faut que les 4/5 des députés, c’est-à-dire 73 députés, or, la mouvance UNIR en a 62. Nécessairement, il faut onze (11) députés de l’opposition parlementaire.

M. Marcel De Souza dit avoir appelé les deux (2) camps à se comprendre pour faire adopter rapidement les réformes. Au cas où le parlement ne les adopterait pas, ce dernier pense à la voie référendaire qui selon nécessite encore les 2/3 des députés.

« Mais cette voie paraît longue et il peut encore avoir des manifestations de rue », a-t-il proposé. Il faut que des concessions soient faites pour que les réformes soient faites par la voie du dialogue et donc par la paix », a-t-il laissé entendre au sortir de l’audience à lui accordée le chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Le diplomate béninois a appelé l’opposition et la mouvance à préserver leur patrimoine commun, le Togo.

Marcel Alain de Souza a rencontré les ministres de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi, de la sécurité Yark Damehame, Gilchrist Olympio en tant que président de l’UFC,  les responsables d’UNIR, l’ensemble des 14 partis de l’opposition réunis au sein de la coalition CAP 2015-G6-PNP-Santé du peuple-CAR, les syndicats et les religieux.

J.A

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