lundi, 11 septembre 2017 20:36

Politique : UFC sollicite l’appui des diplomates pour une résolution pacifique de la crise politique Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Gilchrist Olympio, président de l'UFC Gilchrist Olympio, président de l'UFC

La situation politique ravive les feux des projecteurs des médias dans le monde. Et pour cause depuis quelques semaines, la situation politique est tendue à cause des réformes constitutionnelles dont les acteurs ont du mal à trouver le chemin du consensus. Pour détendre la situation, le gouvernement a envoyé un avant-projet de loi adopté portant modification des articles 52, 59 et 60 de la constitution du 14 octobre1992.

Ce projet de modification constitutionnelle concerne en particulier la limitation des mandats et le mode de scrutin. « Cette initiative est de nature à favoriser la préservation d’un climat de paix et de sérénité indispensable pour permettre à notre pays d’intensifier les efforts visant à répondre aux préoccupations essentielles des populations en matière d’amélioration de leurs conditions de vie », peut-on lire dans le communiqué du Conseil des Ministres du 05 septembre dernier. Mais cette bonne disposition n’a pas empêché l’opposition d’organiser ces deux jours de marche pour réclamer catégoriquement le retour à la constitution de 92 et les droits de vote de la diaspora. Que faire face à une telle incompréhension entre les acteurs politiques qui donnent pour mot d’ordre « défendre le peuple »? Le parti de l’opposant charismatique Gilchist Olympio, l’Union des Forces de Changement (UFC) dont le rôle a été déterminant dans le projet de modification constitutionnelle sollicite l’engagement des diplomates pour une résolution pacifique et diplomatique de la crise.

« Face aux enjeux de l’heure favorisés par les projets gouvernementaux de réformes constitutionnelles, il est nécessaire que tous les courants politiques soient consultés afin qu’un compromis soit trouvé », a déclaré Isaac Tchakpé, Conseiller du président national du parti UFC dans un mémorandum.

Mémorandum de l’UFC sur la situation politique actuelle à l’attention des diplomates accrédités au Togo

L’Union des Forces de Changement (UFC) s’est engagée depuis sa création en 1992 dans un combat pour une alternance démocratique par les voies légales. Après 25 ans de lutte frontale et suite à la disparition du Général, notre parti s’est engagé dans un long processus de négociation avec le parti au pouvoir pour que la politique au Togo ne se fasse plus par les armes, les gourdins, les coupe-coupe. Ce processus a abouti à la signature en mai 2010 d’un accord politique entre l’UFC et le RPT devenu UNIR. Cette « Paix des braves » a pour enjeu essentiel, une alternance politique pacifique et négociée. La mise en œuvre de cet accord politique passe par la concertation et le dialogue permanent avec le parti au pouvoir en vue de :

-         Rétablir la confiance entre les acteurs politiques

-         Rassurer les tenants actuels du pouvoir

En effet, dès 2010, notre démarche politique est conforme aux recommandations de la CVJR qui préconisera en 2011 une nouvelle vision de la société togolaise qui « implique un changement de mentalité, d’attitude et d’habitudes pour rompre avec les pratiques de méfiance… la CVJR estime que le concept d’alternance politique fasse l’objet d’un consensus entre les acteurs politiques, qu’il soit compris non comme l’occasion d’une revanche ou d’une chasse aux sorcières… La CVJR soutient que l’alternance politique ne doit pas être comprise comme une occasion de vengeance ou d’exclusion des autres … » (Rapport final CVJR page 248).

Cependant, dans le contexte actuel de tension et conformément à la ligne politique de l’UFC qui est « d’œuvrer pour une alternance pacifique par les moyens de dialogue et de prévention des conflits », le Président national de l’UFC, Gilchrist Olympio a œuvré activement auprès du Président de la République afin que l’agenda politique des réformes soit accéléré et qu’il s’accorde avec les conclusions obtenues au sein du comité de Suivi de l’accord UFC-RPT et les recommandations de la CVJR, notamment :

-         « Le Président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq (05) ans, renouvelable une seule fois » (Rapport final CVJR page 250).

-         Un mode de scrutin garantissent l’élection du Chef de l’Etat à la majorité des suffrages exprimés; d’autre part, à assurer une représentation fidèle de toutes les sensibilités politiques » (rapport final CVJR page 250).

Face aux enjeux de l’heure favorisés par les projets gouvernementaux de réformes constitutionnelles, il est nécessaire que tous les courants politiques soient consultés afin qu’un compromis soit trouvé.

L’objectif de la rencontre est d’expliquer la position de l’UFC et de solliciter l’engagement des diplomates pour une résolution et diplomatique de cette crise.

Lu 921 fois Dernière modification le lundi, 11 septembre 2017 21:23

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.