vendredi, 18 août 2017 18:22

CARES TOGO PLAN : L’action syndicale face aux défis socio-économiques au Togo Spécial

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Comment soutenir l’action syndicale en matière économique pour faire du travail décent une réalité en Afrique ? Un défi imminent que de nombreuses organisations syndicales sont appelées à relever dans un contexte politique, économique et social dans les pays en voie de développement.

7 pays d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo) dont sont issues 25 organisations syndicales, ont bénéficié d’un accompagnement financier de la CSI-Afrique dans le but principal de renforcer la capacité des organisations syndicales parties prenantes en matière d’analyse économique et financière et de leur permettre d’être des acteurs influents dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques et sociales. Au Togo, ce projet est piloté par Le CARES TOGO crée en septembre 2012 grâce à la volonté manifeste de quatre centrales syndicales.

La phase première du projet a été marquée par la formation des membres du CARES-Togo sur le thème « L’analyse budgétaire et l’action syndicale » sous la coordination (UGSL-UNSIT) en mars 2013 au siège de la CSI-Afrique à Lomé.

Dans l’optique d’une visibilité, Le CARES-Togo a jugé bien se faire connaitre aux différents partenaires (Gouvernement, Chancelleries, Institutions, Organisations de la Société civile, Médias etc.…) le 16 juillet 2013, au cours d’une journée d’information sur son existence et son rôle dans le cadre de renforcement des capacités des centrales syndicales.

Le CARES Togo a aussi pris part au programme de formation 2013 intitulé « Découverte de la CEDEAO » du 10 au 14 juin 2013 à Abuja (Nigéria). Organisé par la Friedrich Ebert Stiftung, le thème de la formation était « Rôles et responsabilités des syndicats dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques communautaires économiques et sociales inclusives ».

Le bilan de la première année d’exécution du projet dans ces différents pays, a rassemblé les représentants des 7 pays en janvier 2014 au NIGERIA avec une participation du CARES-Togo. Il a été question au cours de la rencontre de lancer un réseau régional d’experts syndicalistes des CARES-Nationaux avec la définition d’une feuille de route pour le réseau régional, de programmer les activités à réaliser au titre de la deuxième année du projet dont les séminaires nationaux de formation.

En décembre 2013, Le CARES-Togo balance sous la deuxième coordination (CSTT-CNTT). L’objectif était plus focalisé sur la protection sociale et l’action syndicale qui vise à mieux outiller les membres du CARES pour mener une campagne sur le développement de la protection sociale dans le pays. Elle a été organisée à Lomé en février 2014.

De la nécessité de sensibiliser à l’intérêt de l’analyse budgétaire pour l’action syndicale et à identifier les actions pour le mouvement syndical, le CARES-Togo a mené en Mars 2014 à Lomé auprès des délégués des syndicats de base et unions préfectorales de la région maritime, une campagne sur l'analyse budgétaire. Selon les organisateurs, la campagne doit permettre de réaliser une analyse du budget de l’Etat à partir d’un apport de connaissance sur les composantes du Budget de l’Etat et les outils d’analyse et d’interprétation à leur disposition, de pouvoir construire un savoir-faire sur l’analyse budgétaire et de produire un diagnostic partagé sur le Budget de l’Etat Togolais. Plusieurs recommandations sont enregistrées dont, la création des comités CARES dans chaque Confédération syndicale, outiller les responsables syndicaux, faire un plaidoyer pour que ces comités puissent avoir la possibilité de lire et d’analyser les budgets (...), la lecture et analyse du Budget pour établir un agenda de travail afin d’identifier les points obscurs, négocier pour que le CNDS puisse être associé à l’élaboration du Budget, solliciter la participation des centrales syndicales aux travaux de la commission des finances du parlement sur le budget et assister à la plénière pour son vote

Le CARES-Togo dans la recherche du profil de la protection sociale et du travail décent à l’échelon micro social dans le secteur informel: Le cas des micro-entreprises de la ville de Lomé a lancé en Décembre 2014, la campagne syndicale sur la protection sociale à l’intention de ses membres issus de la CNTT, UNSIT, l’UGSL et le GSA.

Outre, la visibilité vers les partenaires, un forum a été organisé pour faire connaitre les travaux du CARES aux OSC en juin 2015 à l'auditorium de l'Université de Lomé.

Le CARES-Togo a émis le vœu de faire la publication de ses recherches, d’où la consultation et l’avis d'experts. Ainsi, sur la recherche portant sur « l’étude sur le travail décent pour une sécurité alimentaire des travailleurs au TOGO », l'appréciation générale des résultats et des recommandations de l’étude, propose un éclairage sur les concepts de sécurité alimentaire, du travail décent et de quelques programmes en exécution en lien avec la sécurité alimentaire et le travail décent.

Une autre étude portant sur le "Profil de la protection sociale et du travail décent à l’échelon micro social dans le secteur informel : Le cas des micro-entreprises de la ville de Lomé", a porté sur quatorze métiers du secteur informel et concerne 492 unités de production informelles (UPI). L'analyse des données a montré que 81,8% des hommes contre 18,5% de femmes dirigent ces UPI. Considérant la protection sociale dont bénéficient les travailleurs du secteur informel, elle est très limitée et reste inconnue des travailleurs. L'état des lieux révèle que: Seulement 12,2% des enquêtés ont connaissance des mutuelles de santé ; Seulement 12,4% ont connaissance des mutuelles de sécurité sociale. Les raisons évoquées pour la non souscription aux produits des mutuelles de santé et de sécurité sociale sont souvent la complexité de la prise en charge ou la couverture limitée. L'enquête et les explications montrent, une forte intention d'adhérer à des mutuelles de santé dans 70% des cas ; une forte intention d'adhérer à un système de protection sociale dans 80% des cas.

En considérant les résultats obtenus, les recommandations suivantes sont faites : faire un plaidoyer auprès du gouvernement pour que ce dernier prenne en compte la protection sociale du secteur informel dans le budget de l’Etat ; faire un plaidoyer auprès des mutuelles de santé et de sécurité sociale pour sensibiliser au mieux les travailleurs du secteur informel sur les produits qu’elles offrent et les conditions d’accès ; faire un plaidoyer auprès de l’institut national d’assurance maladie pour que le volet informel soit introduit ; mener des actions pour former les responsables des établissements du secteur informel sur la gestion financière ; sensibiliser les responsables des établissements du secteur informel sur les micro-finances, les avantages qu’elles offrent et les conditions d’accès ;

Au niveau national, on note aujourd'hui l'organisation du secteur informel dans une certaine mesure, pour assurer la protection sociale à une certaine couche ; l’exemple de la Direction de l'Organisation du Secteur Informel (DOSI) qui a entrepris de réunir les conducteurs de taxi moto en mutuelle de protection sociale. Un des possibles chantiers pour le CARES aujourd'hui est d'étudier l'étendue de cette mutualisation au niveau des conducteurs de taxi moto en collaboration avec la DOSI.

Le vœu ardent est de disposer d’un site internet du CARES avec un accès public afin de permettre aux travailleurs de mieux connaitre le CARES-Togo et accéder aux résultats des recherches réalisées.

Lu 216 fois Dernière modification le vendredi, 18 août 2017 18:36

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