mercredi, 09 août 2017 20:14

AGOA : Le secteur privé africain étudie la piste de l’intégration économique pour un meilleur profit Spécial

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Lomé, la capitale du Togo abrite depuis le 08 aout 2017, le 16ème forum du programme African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Il se définit comme un système de libre-échange, accordé par les Etats-Unis à une quarantaine de pays africains qui peuvent exporter leurs produits vers le marché américain, sans payer de taxe. Mis en place en 2 000, l'AGOA a été renouvelé en septembre 2015 par le président Barack Obama pour une période de 10 ans. Mais son bilan reste mitigé comme l'explique Carlos Lopes, le secrétaire général de l'UNECA, la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique. « Nous pouvons déjà classifier l’AGOA comme une expression de bonne volonté politique de la part des Etats-Unis à l’égard de l’Afrique, mais on ne peut pas dire que le bilan est très positif ».

Réunis entre opérateurs économiques des pays bénéficiaires de ce libre-échange, le secteur privé a été auparavant indexé à jouer sa partition dans ce processus par le Premier ministre togolais Komi Selom Klassou à l’ouverture de la rencontre de haut niveau secteur privé et société civile sur le thème : « Les Etats-Unis et l’Afrique : partenariat pour la prospérité à travers le commerce. »

« Le rôle des acteurs du secteur privé et de la société civile dans l’accroissement des exportations des pays de l’Afrique subsaharienne vers les Etats-Unis d’Amérique est primordial. Ils ont le devoir de proposer les meilleures solutions et les stratégies les plus appropriées pour booster les exportations du continent vers les Etats-Unis d’Amérique, a-t-il signifié.

Le secteur doit vraiment chercher son repère pour bénéficier agréablement des retombées effectives du commerce, comme le levier incontournable pour accroître sensiblement les richesses des nations et améliorer les conditions de vie des peuples.

Le secteur privé est le moteur de toute croissance ne bénéficie qu’au taux de crédit de 20% dans les Etats africains alors qu’il est de 45% dans la zone Europe. Il faut une ouverture et un engagement pour accompagner financièrement les entrepreneurs agricoles et opérer des innovations rapides avec les établissements financiers et saisir les opportunités d’AGOA pour réduire les coûts de leurs produits et offres accessibles à tous et mais aussi des garanties conséquentes. « La problématique de financement des entreprises et des commerces doit être recentrée pour trouver des formules appropriées en direction des financements des PME/PMI ainsi que des chaines de valeurs », a suggéré Michel Dorkenoo, PDG Banque Atlantique du Togo.

De toute façon, les gérants du secteur privé africains ont unanimement reconnu que la logistique du commerce en Afrique doit être revue dans le cadre de l’AGOA. « Les impacts et les bénéficies de l’AGOA sur les pays africains pourraient être bien optimisés si le dispositif est bien maitrisé pas les acteurs concernés. De même l’accroissement du commerce doit être suivi d’un accroissement direct des financements en Afrique », a indiqué Olesegun Awolowo, PDG de Nigeria Export Council.

Dans les perspectives de trouver les solutions idoines et durables, les opérateurs économiques et les Banques ont échangé sur trois panels dont les thèmes sont : financement du commerce d’exportation africaine : rôle des banques et institutions du développement ; AGOA, défis et  opportunités ; et l’intégration économique, force et perspectives, les solutions relatives au financement du commerce et la promotion des affaires au Togo et en Afrique.

Tous ces défis ont interpelé les opérateurs africains à penser aux avantages possibles que peuvent tirer les pays africains en privilégiant l’intégration économique africaine afin de profiter pleinement de l’AGOA. Avec un marché d’environ 350 millions de consommateurs, la sous-région de l’Afrique de l’ouest peut constituer d’ores et déjà un couloir d’intégration.

Selon le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), M. Germain MEBA, le secteur Privé est un maillon important dans le processus de l’AGOA. « Il y a nécessité de lier à la compétitivité des entreprises et une collaboration des Chambres de Commerce et d’Industrie d’Afrique. Le secteur privé togolais a besoin d’une synergie d’action », a-t-il ajouté.

La compétitivité des entreprises est un enjeu au Togo. Ceci n’a pas favorisé l’exportation des produits togolais vers les USA dont le taux est à moins de 1% aujourd’hui. Les PME/PMI devront se conformer au respect des normes Internationales de commerce pour espérer les soutiens des banques africaines et gagner les marchés américains.

Le secteur privé souhaite compter sur le Groupe Ecobank, pour le financement des entreprises locales  de production et d’exportation conformément à leur politique de promotion du financement des entreprises.

Avec l’AGOA, 24 milliards de dollars sont exportés aux Etats-Unis en 2014 et seulement 17 milliards en 2015. Quelques principaux produits exportés sur les Etats Unis en 2015 : Perruques, fausses barbes, sourcils et cils (7,1 millions de dollars US), noix de cajou (2,2 millions de dollars US), savon et détergents (795 mille dollars US), huile de noix karité probablement (241 mille dollars US), huile de copra (226 mille dollars US), reptiles y compris des serpents (225 mille dollars US), paniers et sacs en matière végétale (209 mille dollars US), fèves de cacao (319 mille dollars US en 2016).

Lu 335 fois Dernière modification le mercredi, 09 août 2017 22:08

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