jeudi, 13 juillet 2017 14:01

AGOA 2017 : La CCIT ouvre le bal à Atakpamé

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Germain Meba, le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Togo Germain Meba, le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Togo

Du 8 au 10 août prochain, le Togo accueillera le Forum annuel de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act). Sont attendus 1000 délégués venus de 38 pays africains.

«L’AGOA est une force pour booster nos exportations c’est pourquoi une campagne nationale d’information auprès des chambres consulaires régionales s’inscrit dans la mobilisation des opérateurs économiques », a déclaré ce jeudi Germain Meba, le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCIT) lors du lancement de la tournée nationale de son organisation.

La tournée débutera dans la ville d’Atakpamé (160 Km de Lomé).

AGOA est une loi américaine adoptée en 2000 exempte de droits de douanes un ensemble de produits en provenance d’Afrique subsaharienne. Arrivée à expiration en septembre 2015, sa prorogation jusqu’en 2015 a été autorisée à une très large majorité par le Sénat et la Chambre des représentants américains sous le président américain Barack Obama. Michael Froman, le représentant américain au Commerce déclarait : « La loi Agoa est la pierre angulaire de notre relation commerciale avec l’Afrique depuis 15 ans ». Le thème retenu pour l’édition 2017 est « Les Etats-Unis et l'Afrique : Partenariat pour la Prospérité à travers le Commerce ».

Si les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires de l’Agoa ont doublé entre 2001 et 2014, ils restent assez faibles : 50 milliards de dollars en 2014, soit bien moins que le pic de 100 milliards de dollars atteint en 2008 et moins du tiers des 170 milliards de dollars échangés entre la Chine et les pays d’Afrique subsaharienne en 2013.

Selon une étude d’avril 2015 rédigée par le service de recherche du Congrès américain, l’immense majorité des exportations libres de droits de douanes réalisées depuis l’Afrique subsaharienne vers les États-Unis (25,6 milliards de dollars en 2014) sont des produits pétroliers (69 % en 2014) en provenance d’une poignée de pays : l’Angola, le Nigeria, le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Gabon. Selon la même source, les exportations hors hydrocarbures réalisées dans le cadre de l’Agoa et du SGP n’atteignaient que 4,4 milliards de dollars en 2014, provenant pour l’essentiel de cinq pays : en première place et de loin l’Afrique du Sud (3,1 milliards de dollars), suivie par le Kenya (423 millions de dollars), le Lesotho (289 millions de dollars), Maurice (227 millions de dollars) et le Swaziland (77 millions de dollars). L’étude du Congrès américain estime que la moitié des pays africains bénéficiant du cadre Agoa ont exporté moins de 1 million de dollars via ce régime commercial en 2014.

Lu 1470 fois Dernière modification le lundi, 17 juillet 2017 17:51

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.