jeudi, 16 février 2017 22:32

Le nombre des agents de la justice togolaise est connu. Spécial

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Le ministère de la justice a organisé jeudi un atelier de restitution et de validation du rapport provisoire d'un audit organisationnel et fonctionnel des juridictions et de l'inspection générale des services juridictionnels et pénitentiaires.

Le département de la justice au Togo disposera très prochainement d'un document lui permettant d'envisager les actions efficaces pouvant lui permettre de mieux répondre aux exigences de la population via une meilleures connaissance de ses ressources. Ayant été au cœur d'un atelier organisé par le ministère de a justice ce 16 février, ce document est un audit organisationnel et fonctionnel des juridictions et de l'inspection générale des services juridictionnels et pénitentiaires réalisé par les autorités togolaises avec l'aide avec l'union Européenne.

En effet, le Togo a signé en octobre 2015 une convention avec l'Union européenne pour la mise en oeuvre du Programme d'appui au secteur de la justice (PASJ). D'un montant de 5 milliards de FCFA, ce projet étalé sur 36 mois poursuit trois résultats: le renforcement du cadre de pilotage de la justice, amélioration du service de la justice, et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite ainsi que la facilitation de la mise en oeuvre du Code de transparence et de la Loi organique relative aux lois des finances (LOLF). Cet audit s'inscrit donc dans cette démarche.

Pour le ministre de la justice, Pius Agbetomey, il s'agit, «d'un document qui permet au secteur de la justice de se faire une idée claire et précise de ses structures opérationnelles que sont les juridictions et l’inspection générale des services juridictionnels et pénitentiaires».

«Il y eut certes en 2012 avec l'appui du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) un audit organisationnel et fonctionnel du ministère de la justice. Cependant, cette analyse dont les résultats avaient été mis à profit pour réorganiser le ministère, n'avait pas couvert tous les services du département», a-t-il précisé.

Selon les nouvelles données, en décembre 2016, on comptait 1345 agents opérationnels au sein du ministère de la justice. La majorité (35%) d'entre eux sont des surveillants de l'administration pénitentiaires. Le reste du personnel compte des greffiers (15%), des magistrats (18%), l'administration (18%), des volontaires (13%) et des contractuels (1%).

Le rapport provisoire présente aussi plusieurs points positifs émanant des récentes actions en vue de la modernisation du système judiciaire. Il ne passe pas sous silence les manquements liés au secteur.

Lu 288 fois Dernière modification le mercredi, 08 mars 2017 17:12

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