jeudi, 02 février 2017 17:31

La HAAC se veut rigoureuse. Spécial

Écrit par  Ghislain A-K.
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Pitang Tchalla, Président de la HAAC donnant des explications aux journalistes Pitang Tchalla, Président de la HAAC donnant des explications aux journalistes

Ce jeudi, la HAAC a rencontré les professionnels des médias. Les échanges ont tourné autour de la situation administrative de certaines chaines de radio et de télévision passibles de sanctions, faute d'agrément; l'utilisation de la carte de presse et la périodicité des titres de la pesse écrite; et le respect des dispositions relatives à la publicité sur les médias écrits et audiovisuels.

La profession journalistique au Togo et quelques uns de ses défis étaient au cœur d'une conférence de presse organisée ce 02 février par la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) à son siège. Portant présentation de vœux, la rencontre s'est étalée sur certains sujets d’actualité qui tiennent à cœur aux membres de la HAAC.

Le premier concerne l'autorisation d'installation et de fonctionnement que certains organes de presse n'ont toujours pas. Ils sont un peu moins d'une dizaine à être indexés par la HAAC de ne pas honorer leurs engagements en ce qui concerne leurs cahiers de charge. Au rang de ces médias, La Chaîne du Futur (LCF), Radio Bonne Nouvelle, la Voix de l'Oti, et City FM entre autres.

La HAAC donne jusqu'au 05 février prochain à ces médias afin qu'ils puissent régulariser leur situation auquel cas, ils s'exposeront à la loi à partir du 06 février.

La HAAC a saisi l'occasion pour faire le point de la situation des titres dans la presse écrite. S'ils sont environ 400 à obtenir de l'autorité leur agrément de fonctionnement , les journaux qui ont pu au cours des cinq dernières années renouveler leurs récépissés sont chiffrés à 163 dont certains ne paraissant pas régulièrement. Autre problème, beaucoup de journalistes n'ont pas de carte de presse, ce qui rend peu professionnel le secteur. A cela s'ajoutent des bavures constatées. Il est énuméré plusieurs violations du code de la presse et celui d'éthique et de la déontologie. Injures, offenses, non-respect de la vie privée des personnes, recherche du sensationnel avec des titres n'ayant aucun rapport avec les articles et des images choquantes, non-respect de la protection des mineurs sont autant d'infractions commises dans les écrits.

«La Haute autorité s'est trouvée face à toutes sortes de violations des principes de base de notre engagement professionnel. Pas moins d'une cinquantaine d'interpellations ont été enregistrées... Aujourd'hui nous devons nous engager à passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire à passer aux actes, afin de préserver notre secteur des dérives suicidaires, imposer la déontologie et les règles de notre métier, dans l'intérêt du vivre ensemble national. Nous ne voulons plus que le journaliste continue d'être vu, dans certaines sphères sociales, comme rien d'autre qu'un chômeur diplômé, un aigri, un maître-chanteur, un hors-la-loi! Il nous faut donc restaurer l'ordre et la discipline dans nos rangs, dans notre profession», a indiqué M. Pitang tchalla, président de la HAAC.

Les journalistes et patrons de presse présents ont été invités à corriger les dérapages précités. La HAAC a également interpellé les responsables de médias à l'aider pour le contrôle de la publicité dans les organes de presse.

La HAAC a prévenu aussi les uns et les autres de ce qu'elle aura à sévir dans les prochains jours pour amener tout un chacun à respecter les dispositions en vigueur dans le secteur.

Lu 229 fois Dernière modification le mercredi, 22 février 2017 16:14

Laissez un commentaire

Make sure you enter the (*) required information where indicated. HTML code is not allowed.