lundi, 03 décembre 2018 21:51

Politique: L’UFC promet un Togo nouveau, et un vivre ensemble en toute tolérance Spécial

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Nous sommes les aînés de la scène politique togolaise Nous sommes les aînés de la scène politique togolaise

A quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale pour les législatives du 20 décembre prochain, l'Union des forces de changement (UFC) a rendu public ce lundi son programme de société au cours d’une rencontre avec la presse.

« L’UFC participera aux élections législatives du 20 décembre 2018. La réalisation de ce projet nous oblige car nous sommes les aînés de la scène politique togolaise. Nous pensons que si notre parti remporte la majorité des sièges à l’Assemblée Nationale, l’ambitieux programme de société que nous présentons, va sortir le Togo de sa pauvreté et renforcer le mieux vivre des populations », a indiqué Isaac Tchiakpé, conseiller du président national Gilchrist Olympio.

 

 

Lire l'intégralité de la déclaration

 

 

Union des Forces de Changement

Ensemble, pour un Togo nouveau

Et un vivre ensemble en toute tolérance

Chers concitoyennes et concitoyens,

Le 20 décembre 2018, nous prendrons part aux élections législatives avec l’assistance de la CEDEAO qui en garantit la fiabilité par son expertise et une observation électorale de long terme.

Nous avons manifesté notre engagement à contribuer à l’application desrecommandations émises le 31 juillet 2018 par les Chefs d’états de la CEDEAO.

Nous nous engageons dans le processus électoral pour avoir une plus grande représentativité au Parlement afin d’être une force politique de proposition et d’élaboration du Togo nouveau.

Nous sommes engagés dans ce processus électoral pour gagner et mettre en œuvre notre vision d’un TOGO apaisé, réconcilié et prospère et solidaire.

La réalisation de ce projet nous oblige car nous sommes les aînés de la scène politique togolaise.

Pour ce faire, il s’agit de créer les conditions pour une alternance politique pacifique.

Il faut rassurer nos adversaires politiques par nos propos et nos comportements. Il est nécessaire que nous modifiions les identités politiques que nous avons héritées des années cinquante, et qui se sont cristallisées durant le règne du Président Gnassingbé Eyadema.

L’avenir du TOGO en tant que Nation passe par la démarche que nous avons entamée depuis 2010 qui est celle d’une alternance pacifique et négociée. C’est un pari gagnant-gagnant et de long terme dont l’enjeu est le vivre ensemble.

La démarche conflictuelle est un pari perdant-perdant qui approfondit la défiance et cristallise la division parmi les Togolais.

Notre projet comporte trois volets : politique, économique et social

Sur le plan politique :

nous :

  • Soumettrons au parlement des propositions limitant à deux tous les mandats électifs : présidentiel, législatif et municipal;
  • Soumettrons une proposition pour amnistier les crimes politiques, économiques et les crimes de sang pour la période 1958-2018.
  • Soumettrons une proposition portant sur le statut et avantages des anciens Présidents de la République, premiers ministres, présidents d’institutions, directeurs de sociétés d’État, ministres, députés, officiers supérieurs de l’armée et chefs traditionnels encore en vie et ayant servi la nation.

Sur le plan économique :

Une économie créatrice de richesses et d’emplois favorise la réalisation de ce projet

En effet, l’apaisement politique résultant de la signature de l’accord RPT-UFC a permis au Togo de connaître une croissance stable d’environ 5% de son Produit Intérieur Brut (PIB) sur la période 2010-2018.

Le gouvernement actuel a initié de nombreuses réformes pour redynamiser l’économie. Cependant les besoins sont immenses et l’instabilité politique ralentit le Togo dans son élan vers un futur prospère. Le Togo a besoin d’une croissance économique entre 9 % et 12% pour créer suffisamment de richesses et subvenir aux besoins présents et futurs des populations.

En cette ère de l’économie du savoir, il est nécessaire de reformer notre modèle agricole et envisager l’industrialisation.

Le chemin le plus simple vers le développement dans le cas du Togo, c’est une réforme en profondeur du secteur agricole pour doper la production nationale. À la réforme du secteur agricole, il faut ajouter un approfondissement des mesures visant à améliorer le climat des affaires, une réforme du système fiscal et l’intensification des dépenses publiques pour stimuler la demande des ménages et des entreprises et favoriser la création d’emploi.

À l’UFC nous nous engageons à prendre les mesures qui s’imposent pour rendre notre économie compétitive et attrayante tant pour les investisseurs locaux qu’étrangers.

Le secteur agricole Togolais contribue au PIB à hauteur de 40% et représente 20% des recettes d’exportations. Il emploie près de 60% de la population active et plus de 90% des ménages ruraux.

La filière agricole sera libéralisée avec une véritable réforme du code foncier afin de permettre aux agriculteurs d’être propriétaires terriens et de pouvoir obtenir des crédits avec leur titre de propriété.

Dans le domaine agricole, l’UFC a pour ambition de promouvoir et assurer la sécurité alimentaire des Togolais, créer des emplois rémunérateurs /permanents et améliorer les conditions de vie dans les régions rurales en s’assurant via les transferts aux collectivités locales qu’un certains nombres d’infrastructures de base sont disponibles dans toutes les localités du pays.

Le secteur agricole sera le moteur de la croissance économique et bénéficiera d’une enveloppe de 150 milliards sur la période 2018-2020 afin de réaliser les investissements qu’impliquent la réforme agricole. La terre ne trompe jamais et à l’UFC le secteur agricole sera la priorité des priorités dans le processus de développement économique au Togo.

Un climat d’affaires favorable à la création d’emplois.

Le chômage et le sous-emploi touchent près de 1/3 de la population active dans un pays à majorité jeune dont les infrastructures ne sont pas entièrement développées.

L’UFC, se donne pour objectif de réduire le taux de chômage et de sous-emploi combinés à 20% dans les 5 premières années de gouvernance.

L’UFC libéralisera plusieurs secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie et les télécommunications afin d’améliorer la qualité et la compétitivité des services offerts pour permettre au secteur privé Togolais et aux partenaires traditionnels du Togo notamment la France, ainsi que l’Allemagne, les États-Unis et la Chine d’accroitre leurs investissements au Togo et créer de l’emploi.

L’UFC mènera une politique économique expansionniste et stimulera la demande des entreprises et des ménages en augmentant les dépenses publiques.

Une réduction significative des différents taux d’imposition ainsi que des taxes favorisera la consommation et la création de nouvelles entreprises et par ricochet de nouveaux emplois.

Grâce aux nouveaux emplois créés et à un meilleur recouvrement de l’impôt consécutif à une conversion graduelle des acteurs du secteur informel en contribuable nous serons en mesure d’élargir l’assiette fiscale.

Nous :

  • Réduirons la Taxe sur la Valeur Ajoutée intérieure (TVA) à 10% soit une baisse de 8 points. Une première baisse de 18% à 10% se fera dans les 12 mois suivant notre élection, et une deuxième baisse de 10% à 5% se fera une fois que nous aurons réalisé l’alternance en 2020.
  • Réduirons l’impôt sur les Sociétés industrielles de 27% à 15% (baisse de 12 points) et l’impôt sur les sociétés commerciales de 30% à 20% (baisse de 10 points).
  • Opérerons une refonte complète du code des impôts.
  • Opérerons une révision du nouveau code foncier et informatiserons le cadastre, transférerons une partie des compétences en matière d’émission de titre foncier aux municipalités afin d’éliminer les doubles ventes et autres conflits liés aux terrains.
  • Dérégulerons le secteur agricole, le secteur de l’énergie et des télécommunications pour favoriser la compétitivité et améliorer la qualité des services offerts aux populations.
  • Lutterons contre la contrefaçon et les importations frauduleuses.
  • Réduirons les coûts et délais liés au transport en éliminant les barrages routiers. La responsabilité de collecte des revenus pour l’entretien du réseau routier sera répartie entre l’administration centrale et les municipalités. Ces deux mesures permettront aux opérateurs économiques et aux usagers de la route de réaliser un gain en temps et en argent, améliorera leur productivité et leur compétitivité.
  • La politique économique expansionniste que mènera l’UFC repose avant tout sur la mobilisation des ressources internes et externes, notamment un élargissement de l’assiette fiscale, une diversification des sources de revenus de l’État et un recours aux emprunts pour financer une partie des dépenses publiques et les projets de développement.
  • L’UFC a pour objectif de faire passer les recettes budgétaires de 853.3 milliards à 1100 milliards et les ressources de trésorerie de 465,5 milliards à 700 milliards sur la période 2018-2020.
  • À l’horizon 2020, les recettes du budget de l’État seront de l’ordre de 1800 milliards contre 1318.55 milliards pour 2018 et une projection de 1461milliards pour 2019.
  • Nous moderniserons le secteur bancaire et désengagerons l’État .La libre compétition entre banques privées devrait permettre de réduire les taux d’intérêt et de permettre aux banques d’offrir une gamme de services plus variée et à moindre coût.
  • Le secteur de la microfinance sera renforcé pour lui permettre d’offrir des services aux couches sociales les plus vulnérables notamment au monde rural.
  • Dans son rôle de régulation, l’État prendra des mesures incitatives (avantages fiscaux etc..) afin de favoriser un développement massif de la microfinance avec une orientation vers le monde rural et un service professionnel. L’État mettra à la disposition des institutions de microfinance une ligne de crédit de 50 milliards sur la période 2018-2020.
  • De façon générale, l’État encouragera les banques et institutions de microfinance à assouplir les règles d’accès au crédit et à offrir une plus grande variété de services à des taux d’intérêts compétitifs et attrayants.
  • Mobiliser les ressources financières, c’est aussi gérer de façon optimale l’argent public. Les ressources intérieures et extérieures mobilisées, seront gérées et dépensées de façon responsable pour maximiser la productivité économique et la solidarité nationale.
  • Favoriser la modernisation et la mécanisation du secteur agricole en facilitant l’acquisition d’équipements agricoles.
  • Relancer la recherche agronomique
  • Prendre des mesures incitatives pour favoriser la microfinance en milieu rural
  • Offrir des formations aux différentes filières agricoles pour améliorer le rendement, la compétitivité et la maîtrise de l’eau.
  • Garantir des prêts au monde agricole à concurrence de 50 milliards sur 5ans afin de permettre aux agriculteurs de moderniser leurs équipements et de diversifier leurs cultures.
  • Assurer la fourniture de services de base aux populations (eau, électricité, éducation, soins de santé)
  • Mettre en place une Agence Nationale d’Assurance Maladie ( ANAM) qui offrira une assurance maladie à l’ensemble des Togolais.

Les services couverts incluront :

  • La délivrance d’une carte d’assurance maladie.
  • Visites médicales sans frais (pour les détenteurs de la carte) dans les hôpitaux, centre de santé publics et dans les cliniques privées sous contrat avec l’État (consultation, analyses médicales, traitement des maladies courantes)
  • Une prise en charge complète des soins de santé des enfants mineurs (0-18 ans, visites médicales et médicaments).
  • Rendre gratuits les manuels scolaires pour les enfants du contribuable à faible revenu.
  • Introduire l’enseignement de l’anglais à l’école dès la maternelle à l’horizon 2025.
  • Des prêts et bourses aux adultes qui souhaitent retourner aux études ou suivre une formation professionnelle à laquelle ils ne sont pas éligibles par le biais de l’Assurance Emploi.

Notre projet social :

Redistribuons équitablement la richesse nationale

La solidarité et une répartition équitable des richesses nationales sont des valeurs importantes que nous traduirons en politiques pour permettre aux couches sociales vulnérables de bénéficier de la croissance et de sortir du cycle de la pauvreté.

Les réformes sociales que nous mènerons visent à améliorer la qualité de vie des citoyens.

l’UFC s’engage à :

  • Mettre en place une Agence Nationale de Solidarité Sociale (ANSS) qui offrira une sécurité de revenu :

-          Aux citoyens et familles à faible revenus. Ainsi, tout citoyen âgé de 25 à 60 ans sans emploi percevra une aide mensuelle minimale de 25 000F CFA.

-          Aux citoyens de plus de 60 ans sans autre source de revenu, une allocation mensuelle de 50 000 F CFA sera versée. Pour les prestataires d’une pension dont les revenus sont inférieurs à 50 000 F CFA par mois, l’allocation couvrira la différence.

  • Mettre en place une Agence Nationale de Assurance Emploi ( ANAE) sur le modèle d’une assurance qui offrira un revenu de soutien pour une période de 6 à 9 mois au contribuable qui perd son emploi pour des raisons indépendantes de sa volonté. Le bénéficiaire aura :

-          Une allocation mensuelle proportionnelle à son revenu d’emploi passé et ce pour une période 6 à 9 mois.

-          Accès à des formations professionnelles gratuites.

-          Suivi gratuit de son dossier pour assurer une transition rapide vers un autre emploi ou l’entreprenariat.

Ces mesures sociales que nous mettrons en œuvre, si nous sommes majoritaires, visent à améliorer de façon significative le bien être du citoyen et le replacer au centre des politiques publiques.

Les femmes, les mères en particulier feront l’objet d’une attention spéciale et, nous nous engageons à :

  • Faciliter l’accès à la terre aux femmes
  • Renforcer la législation protégeant les femmes contre la pauvreté, la violence, les abus / harcèlements sexuels et la discrimination dont elles font l’objet tant sur le plan professionnel que social.
  • Renforcer la législation pour protéger les enfants, les jeunes, les personnes handicapées.
  • La solidarité sera la pierre angulaire de notre politique sociale. Si nous sommes majoritaires, le gouvernement consacrera une enveloppe de 100 milliards sur la période 2019-2020 au financement des programmes liés à l’assurance sociale et à la réduction de la pauvreté.

Ensemble, vers un Togo nouveau

Les temps ont changé, les mentalités doivent évoluer et nous aspirons tous à une alternance pacifique, main dans la main afin de solder notre passé parfois douloureux et d’écrire de nouvelles pages de l’histoire de notre pays, « l’or de l’humanité».

Nous sommes prêts à gouverner, à réaliser une alternance pacifique, à réconcilier et développer le Togo. Nous sollicitons votre confiance et vos suffrages.

Ablodé Ablodé Ablodé Gbadza !!!

Lu 133 fois Dernière modification le lundi, 03 décembre 2018 23:13

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