dimanche, 18 décembre 2016 10:59

La dividende démographique du Togo décryptée Spécial

Écrit par  Raïssa K.
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Le ministère de l'économie, des finances et de la planification du développement en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a organisé le 16 décembre 2016 à Lomé, un séminaire de présentation nationale du rapport pays d'analyse de la dividende démographique.

L'homme est au centre de tout processus de développement et le capital humain, constitue un atout majeur pour la croissance économique. Mais malgré un certain nombre de programmes visant à réduire le chômage et à promouvoir l'entrepreneuriat mis en oeuvre par le gouvernement togolais, des failles se présentent ici et là. Une situation qui rend utile une analyse de la dividende démographique.

Lancée au niveau de la sous-région ouest-africaine, la dividende démographique est une analyse qui dresse l’état des lieux de l'impact des actions menées dans les secteurs de l’éducation, la santé et leurs interactions avec la croissance économique et le développement humain à travers la méthode des comptes nationaux de transfert. Elle vise a éclairer les différents acteurs sur les actions à envisager au niveau de chaque pays pour en tirer un profit véritable.

On y note que les indicateurs issus des trois enquêtes démographiques et de santé réalisées au cours des 25 dernières années, démontre que le nombre moyens d'enfants par femme est passé de 6,4 en 1988 à 5,2 en 1998 puis à 4,8 en 2013.

«Nous assistons à une baisse de la natalité et ce depuis 1990. Et cette baisse de la natalité accompagnée de la baisse de mortalité a donné naissance à ce que nous appelons aujourd'hui la première dividende démographique qui n'est rien que l'accélération de la croissance économique suite à une modification de la structure de la population. C'est à dire nous sommes maintenant dans une situation ou le nombre de personnes à charge diminue tandis que le nombre de personnes en marge de travailler augmente. C'est un bonus pour la pays parce qu'il permettra de faire des investissements idoines dans le développement pour la croissance», a énuméré Komi Agbéti, ingénieur statisticien économiste a l'INSEED.

Le séminaire a été présidé par le secrétaire générale du ministère de la planification.

Lu 157 fois Dernière modification le lundi, 19 décembre 2016 15:07

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