jeudi, 08 novembre 2018 18:45

Politique : Coup de massue de l’Assemblée Nationale sur l’UFC. Contradiction entre Payadowa Boukpessi et Dama Dramani Spécial

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On ne peut quitter la Céni qu’à la fin du mandat ou en cas de démission On ne peut quitter la Céni qu’à la fin du mandat ou en cas de démission

Peut-on exclure un parti politique parlementaire qui a rassemblé 152 000 voix aux élections législatives de l’opposition pour sa participation au gouvernement?

Selon la loi N° 2013-015- du 13 juin 2013 portant statut de l’opposition, en son Art. 2 : « Aux termes de la présente loi, l’opposition s’entend de l’opposition parlementaire. Elle comprend le ou les partis et regroupements de partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ainsi que les députés qui y siègent, et qui ont remis au bureau de celle-ci une déclaration indiquant leur appartenance à l’opposition. Cette déclaration est accompagnée de la liste des députés concernés, signée par le président du groupe parlementaire ou par chacun des députés, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». La déclaration d’appartenance à l’opposition est faite en début de législature et au plus tard quinze (15) jours calendaires suivant l’adoption du règlement  intérieur de l’Assemblée nationale. Cette déclaration d’appartenance peut également-être faite par la suite, à tout moment de la législature. Copie de la déclaration d’appartenance  à  l’opposition est transmise au ministère chargé de l’administration  territoriale par le bureau de l’Assemblée nationale. Et selon l’Art. 3 : Toute personne appartenant à un parti ou regroupement de partis politiques de l’opposition peut, à titre individuel, accepter de participer au gouvernement.

Malheureusement, « oui ». Après avoir été reconnu et maintenu au nom du statut de l’opposition et du Code électoral à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) le 22 octobre dernier, comme un coup de massue, le parti de l’opposant charismatique Gilchrsit Olympio, depuis quelques temps, exclu par la coalition des 14 partis de l’opposition pour sa participation au gouvernement vient d’être exclu de la CENI.

Dama Dramani, le président de l’Assemblée nationale, a annoncé son remplacement par la nomination de Francis Pédro Amuzu (coalition de l’opposition, C14) pour occuper le siège à la CENI. 

Comment peut-on expliquer ce revirement de situation au moment où la majorité parlementaire a abandonné son allié? L’accord RPT-UNIR/UFC prendra de l’eau ?

Et pourtant, il y a quelques jours les responsables de l’UFC réaffirment qu’ils demeurent bel et bien un parti parlementaire en disposition de la loi portant statut de l’opposition ; « Nous avons les pieds sur terre. Nous sommes de l’opposition parlementaire », a déclaré Dr Ekoué Folly Gada, Conseiller au bureau de l’UFC.

Par ailleurs, le parti « Détia » avait déjà prédit ce scénario de quitter son siège à la CENI si le Comité de Suivi de la CEDEAO le juge opportun; «Si aujourd’hui, la commission de la CEDEAO débarquait à Lomé et disait : toute considération faite, vous de l’UFC vous n’êtes pas un parti de l’opposition parlementaire ou vous l’êtes, mais nous vous dénions votre place à la CENI ; nous vous rassurons que l’UFC démissionnera tranquillement de cette CENI », rassure Dr Ekoué Folly Gada.

Cependant, il y a quelques jours, à cette inquiétude, Isaac Tchiakpé, Conseiller spécial du président national de l’UFC, avait sembler banaliser la réponse déclarant rester confiant quant au poste actuel de son parti à la CENI.

« J’irai faire le tour du monde. J’abandonne la politique et je rentre dans un monastère pour me faire moine. A cette question, c’est comme, allé dans une lagune avec un panier, et le remplir d’eau pour le ramener à la maison. D’ailleurs cette déclaration n’est qu’une figure de style. Les conséquences étant dans les causes, c’est un engagement, que, l’UFC ne sortira pas de la CENI même si les facilitateurs l’exigent. Il n’y a rien d’extraordinaire à évoquer », a t-il martelé.

Que va-t-il se passer maintenant après cette éjection de l’UFC au parlement? L’UFC attendra la décision finale du comité de suivi de la CEDEAO pour quitter la CENI ? Selon, le code électoral, un parti politique à la CENI ne peut pas être forcé à démissionner.

"Le code électoral est très clair. On ne peut pas renvoyer quelqu’un. On ne peut quitter la Céni qu’à la fin du mandat ou en cas de démission. Tant que l’UFC ne démissionne pas, il est impossible d’intervenir et l’Assemblée nationale n’a pas le droit de s’immiscer", a expliqué le ministre Payadowa Boukpessi, le ministre de l’Administration territoriale en octobre dernier.

L’officiel togolais interrogé par une chaîne de télévision béninoise, s’est étonné de la réaction de la coalition qui affirme que l’UFC n’est pas un parti d’opposition.

Un nouveau vent d’inquiétude souffle dans la politique togolaise.

Lu 142 fois Dernière modification le jeudi, 08 novembre 2018 18:54

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