samedi, 03 novembre 2018 10:55

Diplomatie : Tibor Nagy prend la température du continent africain par le Togo Spécial

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Nous avons une vision du continent qui a bien changé depuis la Guerre froide Nous avons une vision du continent qui a bien changé depuis la Guerre froide

L’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Ethiopie et en Guinée, Tibor Nagy, actuel Secrétaire d’Etat Adjoint des États-Unis pour l’Afrique, à Lomé, a présidé le 02 novembre, une réunion des ambassadeurs des Etats-Unis de 16 pays de la sous-région ouest-africaine, (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Tchad, Cote d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Sierra Leone).

Les échanges ont tourné autour des thèmes: Faire progresser la paix et la sécurité par le biais de partenariats avec des gouvernements africains et des mécanismes régionaux, Promouvoir le renforcement des liens commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique, Exploiter le potentiel de la jeunesse africaine en tant que force d’ingéniosité économique.

Après Lomé, il devait se rendre en Guinée du 2 au 4 novembre, où sont prévues des réunions bilatérales avec les membres du gouvernement, et où il animera une table ronde commerciale puis rejoindre le Mali jusqu’au 7 novembre, avant de terminer par Abuja, qu’il quittera le 10 novembre.

Sa mission est de renouer les liens entre Washington et un continent parfois exaspéré par les propos outranciers de Donald Trump.

Nommé par Donald Trump en remplacement de Donald Yamamoto, en mai dernier, à 69 ans, l’Ambassadeur Nagy, fut un ancien chef de mission adjoint de l’ambassade des États-Unis à Lomé de 1987 à 1990.

« Je ne peux blâmer les Africains d’avoir fait, pendant des années, des affaires avec les Chinois, qui étaient alors les seuls à s’intéresser à eux. Notre travail consiste maintenant à montrer aux entrepreneurs américains que nous sommes prêts à soutenir leurs investissements en Afrique. Contrairement aux Chinois, nous pouvons les en convaincre mais pas les y contraindre. Les États africains doivent faire leur part de travail en établissant un environnement favorable et équitable en matière de litiges commerciaux, de facilité d’entreprendre, d’accès à la formation… La réalité, c’est que ce sont les entreprises occidentales qui créent l’emploi, qui procèdent aux transferts de technologies, qui construisent le marché du travail de demain en Afrique. Nous avons une vision du continent qui a bien changé depuis la Guerre froide. Nous le voyons aujourd’hui comme un partenaire mature, disposant d’un potentiel énorme dans de nombreux domaines. Il convient de regarder l’Afrique à travers le pare-brise et non plus dans le rétroviseur », confie l’Ambassadeur Nagy à Jeune Afrique à la veille de son périple.

Lu 105 fois Dernière modification le samedi, 03 novembre 2018 11:06

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