vendredi, 19 octobre 2018 07:45

Universités du 3è âge : Vieillesse et bien-être. Un défi? Spécial

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Les Clubs du troisième âge sont un moyen idéal pour multiplier les rencontres Les Clubs du troisième âge sont un moyen idéal pour multiplier les rencontres

Après une carrière bien remplie, arrive une étendue de temps libre. Pour la remplir au mieux, mais cela devient une angoisse. La retraite est une rupture et un état sans retour.

Elle est toujours accompagnée d’une crise existentielle. Pour la résoudre, il faut accepter un certain renoncement et se créer de nouveaux repères. La bonne nouvelle, c’est que cela est tout à fait faisable. Généralement, avec beaucoup de séniors, la baisse de revenus a souvent une influence négative sur leur moral. Mais c’est surtout la perte de repères au niveau de l’identité qui génère un sentiment de vide. Parfois, ils ont le sentiment de perdre leur identité. Evidemment, tout dépend de la manière dont l’activité professionnelle a été investie.

Avec INAM, le 3è âge ne sera plus une fatalité mais plutôt une graine à semer

Ceux qui n’ont pas de retraite contrairement aux fonctionnaires, doivent commencer à réfléchir et à prendre conscience  qu’ils ou elles doivent trouver des moyens de s’assurer des beaux jours pour que le bonheur puisse commencer à 60 ans.

Ce message est un avertissement lancé par, Mme Myriam Dossou-d’ALMEIDA, directeur général de l’institut national d’assurance maladie (INAM) à l’endroit des non-fonctionnaires pour qu’ils ne soient pas assimilés à des groupes vulnérables au même titre que les femmes et les jeunes dans les vieux jours.

« Le bien-être des personnages du 3e âge, est une graine qui se plante assez tôt. La façon dont on vit sa vieillesse dépend de la façon, on l’a construit …Il est important de s’assurer une belle vieillesse; de plus en plus nous allons vivre longtemps et il faudrait que ce moment de vie ne soit pas un poids, ne soit pas une série de maux à transporter. Il faut que le 3e âge et la vieillesse soient des moments paisibles où on finit en apothéose de sa belle vie », a-t-elle indiqué à la fin de la deuxième édition des Universités du 3e âge.

Selon l’OMS, les personnes du troisième âge sont ainsi marginalisées alors que leur statut dans la société leur confère un rôle de décideurs habilités à prévenir et à amortir les chocs pouvant se traduire par un accroissement de la pauvreté sur les individus et sur la famille. Leur spécificité tient aussi dans leur plus grande vulnérabilité devant les chocs économiques et la maladie du fait de handicaps plus importants (physiques, intellectuels et mentaux). Les personnes du troisième âge cumulent ainsi plusieurs handicaps. On retrouve ainsi chez les personnes âgées 4 à 5 fois plus de personnes atteintes de handicaps que dans la population générale. Ceci ajoute à leur vulnérabilité d’autant plus que les sous-catégories de personnes du troisième âge n’exerçant pas d’activité économique (femmes au foyer, retraités, vieillards, etc.) peuvent être limitées dans l’accès aux ressources (revenus) et être plus exposées à des problèmes de bien-être. Evidemment, d’autres facteurs, comme la personnalité ou les revenus, ont une influence directe sur le bien-être des personnes du troisième ou du quatrième âge.

Pas de bonheur sans santé !


Le premier facteur est la santé. Pour les seniors, c’est encore évident : il n’y a pas de bonheur sans santé. Viennent ensuite les occupations sociales. Elles ont un impact important sur le bien-être des plus âgés. Bien sûr, chaque être humain est unique. Les seniors vivent différemment leur retraite et chacun d’entre eux occupe son temps de manière différente. Si certains seniors sont toujours très dynamiques et considèrent qu’ils ont une existence utile et bien remplie, d’autres organisent leur vie sur un mode sédentaire, ce qui les amène bien souvent à une certaine « mort sociale ». Cette petite catégorie de pensionnés est souvent constituée de personnes disposant de faibles revenus. Ils n’ont donc pas la possibilité de s’inscrire à des activités et se replient progressivement sur eux-mêmes. Ces personnes se considèrent alors comme insatisfaites et inutiles. Elles ne font plus aucun projet. La seule chose qui compte pour elles ? Regarder la télévision. Mais attention, une telle inactivité peut avoir de graves conséquences sur la santé !

Autre préoccupation, au deuxième jour des activités de la 2ème édition des universités du 3ème âge à Lomé, au cours des communications, l'accent a été mis sur le risque que prend une personne âgée en pratiquant l'automédication qui est un grand danger. À ce stade de la vie, il y a une modification des facteurs pharmacologiques, physiologiques car elles n'ont plus le même rein et le même foie que les moins âgés. En terme de conseils pratiques, l'utilisation des piluliers leur serait pratique dans la prise des produits et, en vue aussi de combattre l'isolement, les personnes âgées sont invitées à faire partir d'une association.

Les seniors doivent également se donner à plus d’activités récréatives qui leur permettent d’être mentalement au point pour le reste de la vie. Cette ambiance, l’INAM en fait sienne durant l’université du 3è âge car il est démontré que les personnes du troisième âge, rares sont celles qui sont heureuses à ne rien faire ! L’ennui peut entraîner une certaine mélancolie.

« Nous sommes soumis à une prise en charge durant cette université qui nous manquait depuis des jours. Les communications, l’ambiance musicale festive des vieux temps, les conseils des experts nutritionnels et autres ont retenu notre attention. Ceci nous réconforte ! L'INAM a gagné le pari de l'organisation de cet événement qui rentre dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des personnes âgées », a laissé entendre Mr Da Silveira, un fonctionnaire à la retraire.

« L'INAM nous a épaté par leur organisation, alors il mérite le carton vert », a renchéri Adjéoda Matthieu, une personne âgée.

Les Clubs du troisième âge sont un moyen idéal

Par ailleurs les personnes âgées doivent toucher le quotidien, c'est comment bien vieillir chez soi. Le message exhorte à une prise en charge personnelle et aussi collective. Se mettre ensemble pour créer et organiser des choses entre elles. S'adonner à la prévention par une alimentation variée, par le sport et autres pour faire bouger les choses.  

L’ennui peut entraîner une certaine mélancolie. Même retraité, il est important de garder un rythme, avec une heure de lever, de repas, de coucher. Ce rythme donne la possibilité de ne pas faire « comme d’habitude », de casser la routine. Se promener, lire, faire des jeux, s’intéresser aux arts, bricoler, jardiner, dessiner ou peindre¦ Les activités sont nombreuses ! Enfin, il faut privilégier l’amitié et la communication. Les Clubs du troisième âge sont un moyen idéal pour multiplier les rencontres et pour créer des relations enrichissantes.

« Un autre conseil à ne pas négliger : il ne faut jamais cacher ses états d’âme », prévient un sociologue. Il est toujours plus facile d’avancer lorsqu’on a l’occasion d’exprimer ses sentiments de nostalgie ou de frustration. Communiquer est le meilleur moyen de faire le deuil de son ancienne vie.


Etre fier de son nouveau statut


Selon certains psychologues, les séniors doivent être au maximum créatifs et fiers de leur nouveau statut. La retraite peut être le moment propice pour élaborer de nouveaux projets de vie et s’impliquer dans de nouveaux investissements. Si les projets sont mobilisateurs, et qu’ils restent en adéquation avec la réalité, le passage à la retraite se fera plus en douceur.

Les universités du 3e âge; carton vert à INAM

Les universités du 3e âge, c’est une satisfaction totale à en croire les participants du fait qu’ils ont touché du doigt le quotidien des personnes âgées. Une occasion d’apporter des solutions aux inquiétudes et zones d'ombres auxquelles sont confrontées les « Seniors ». Alors, elles sont toutes outillées pour continuer à mieux affronter leur quotidien. Le troisième âge n'est pas une fatalité mais plutôt une graine à semer plus tôt ; « Ils ont trouvé des professionnels chevronnés, capables de répondre à leurs questions, de leur donner des informations à leur pathologie, à leur bien-être. Les enseignements ont permis de faire tomber certains clichés, de fausses vérités qui ne sont pas de nature à aider nos vieilles personnes. Tout le monde a été très satisfait », a indiqué Mme Myriam Dossou-d’ALMEIDA.

« Nous avons obtenu beaucoup de choses. Si de telles opportunités pourraient nous être offertes, cela prolongerait un tant soit peu, notre espérance de vie. C’est maintenant que nous sentons que nous les personnes âgées ne sont pas marginalisées, or c’est ce que bon nombre d’entre elles pensent. Avec cet intérêt en vers nous le 3 e âge, notre espérance de vie va se prolonger.», a confié Komlan, enseignant retraité.

Même sentiment de joie partagé chez Agbodjan Marius président des fonctionnaires des retraités du Togo. « Le Togo a bienfait de créer l’INAM pour prendre en charge les retraités.Aujourd’hui, nous gagnons un peu plus sur la mort  parce que quand tu pars à la retraite, tu es parti pour aller mourir. Non, ce n’est plus le cas avec l’INAM », reconnaît M Agbodjan.

Le rendez-vous est donc pris pour la 3ème édition.

Lu 104 fois Dernière modification le vendredi, 19 octobre 2018 10:08

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