jeudi, 23 août 2018 21:13

Togo/ Les cotonculteurs bientôt sous la couverture de l'INAM Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(1 Vote)
La protection maladie des contonculteurs reste un espoir et un défi La protection maladie des contonculteurs reste un espoir et un défi

Engagé depuis 2014 sur instruction du chef de l'État à étudier les modalités de prise en charge des agriculteurs et de leur famille faisant partie des groupements et des coopératives, l'Institut National d'Assurance Maladie (INAM), est à pied d'œuvre.

Pour joindre l'acte à la parole du chef de l'Etat, depuis quelques années l'INAM pour entamer le processus, a procédé à des séries d'étude afin de permettre aux cotonculteurs de pouvoir bénéficier les services dudit institut en matière de couverture maladie; d'où l'atelier de ce jeudi 23 août 2018 qui a pour objectif de restituer les résultats de l'étude de faisabilité pour la couverture maladie des producteurs de coton, une initiative en partenariat avec la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC).

L'étude a pris en compte 483 ménages choisis au sein de 96 groupements répartis dans les 5 régions sur le territoire national et aussi, 15 centres hospitaliers opérants dans les zones à forte productions de coton à savoir, les régions des Plateaux, Savanes et Kara, avec évidemment l'appui du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale.

Au cours de l'atelier, un cadre de discussion entre les responsables des institutions concernées va permettre de procéder, à l'adoption d'une option de couverture, des documents d'identification, et des modalités de recouvrement et ensuite, définir une feuille de route.

Dans le cadre de cette assurance maladie, un panier de soin uniforme pour toute la population agricole adapté à leur profil sanitaire va être défini, que ce soit entre autres, le paludisme, l'hépatite, les accouchements et les morsures de serpent.

« Cette démarche nous conduit à pouvoir leurs dire: comment ils seront couverts, leurs contributions et la manière dont ils seront soignés quand ils tombent malades », a expliqué Myriam DOSSOU-D'ALMEIDA, Directeur Général de l'INAM.

Grâce aux études, trois types d'options ont été définis notamment une option de couverture par famille selon la taille de la famille, que ça soit une famille de dix (10), huit (8) ou voire six (6) membres. Un ayant droit supplémentaire peut être aussi déclaré subordonné à un payement de contribution spécifique.

Pour Nana Adam NANFAME, Directeur Général de la NSCT, « L'aboutissement de ce rêve de protection maladie des contonculteurs reste un espoir et un défi. Car il faut que la productivité soit au rendez-vous pour pérenniser les contributions ».

Cette couverture vient appuyer le secteur du coton qui doit être en bonne santé pour pouvoir bien libérer leurs énergies en vue d'atteindre les 200 000 tonnes en terme de production d'ici 2022.

« C'est une opportunité qui vient amortir nos souffrances quotidiennes », a déclaré Hodabalo YOSSO, président de la FNGPC.

En tant qu’organisme de protection sociale gérant la branche maladie depuis 2011, l'INAM dispose d'un réseau de plus de 1100 prestataires conventionnés de Lomé a Cinkassé, d'un dispositif de contrôle médical et opérationnel légal pour préserver l'équilibre du régime et en garantir la pérennité.

KPOWOADAN Yao

Lu 338 fois Dernière modification le jeudi, 23 août 2018 21:31

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.