mercredi, 22 août 2018 23:27

Politique : Le CAR attire son ouragan sur l’UFC. A quelle fin ? Spécial

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A quand la fin de la crise politique toglaise? A quand la fin de la crise politique toglaise?

En politique, on dit souvent, tous les coups sont possibles entre les adversaires soit entre l’opposition et le pouvoir ou entre les partis de l’opposition.

Au moment où la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a instruit la classe politique togolaise à respecter un certain nombre de recommandations pour une sortie de crise politique depuis 12 mois, certains partis politiques de l’opposition ont fait le choix d’en découdre avec d’autres.

C’est le cas duparti politique Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) de Me Yaovi Agboyibo dans un communiqué rendu public ce mercredi dans lequel il fustige radicalement l’Union des forces de changement (UFC) qui ne peut pas être considéré comme un parti d’opposition dans la mesure où il a des représentants au sein du gouvernement.

Une vielle histoire que le parti du « bélier noir » pense ressurgir au moment où l’UFC de Gilchrist Olympio dispose de ses représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui prépare les législatives prévues le 20 décembre prochain conformément à la feuille de route de la CEDEAO, selon son président le Professeur Kodjona KADANGA.

Le CAR, fait ainsi; allusion à La LOI N°2013-15 du 13 juin 2013 PORTANT STATUT DE L’OPPOSITION  en ses articles *2 et *3.

« Cette anomalie vide de son contenu le principe de parité dont le respect est indispensable à l’équité des élections. Aussi longtemps qu’elle ne sera pas remédiée, les élections organisées au Togo continueront à être dépourvues de sens avec les mêmes conséquences politiques et socioéconomiques », a déclaré le premier vice-président du CAR, Yendouban Kolani.

« C’est pour cela qu’il est impératif que conformément aux prescriptions de la fouille de la CEDEAO, ces anomalies soient corrigées avant la mise en place de la CENI et de ses démembrements pour l’organisation des législatives en perspective », indique le communiqué.

A quoi bon cette sortie du CAR si tous les acteurs politiques sont appelés au parlement pour trouver un consensus autour de la feuille de route afin d’opérer tant attendues les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Pourquoi le CAR qui est membre de la coalition des 14 partis (C14) n’a pas jugé, à bien mentionner ses préoccupations dans le mémorandum de la C14 envoyé à la CEDEAO ? Que cherche-t-on à rajouter à la feuille de route avant la mise en place du comité de suivi de la CEDEAO?

« Me Agboyibor ne fait rien pour rien. il cherche toujours à gagner en tout. Lorsqu’il ne voit pas son intérêt direct dans un projet. Il ne s’y associe pas. », disait un de ses proches.

La présence de l’UFC pour le moment ne fait que respecter la loi prescrite par les représentants des togolais au parlement.

Pour mémoire, quand Me AGBOYIBO président du CAR a été Premier ministre dans le gouvernement de FAURE GNASSINGBÉ en 2007, est ce que le CAR n'était plus pendant cette période un parti de l'opposition ? Enfin si jamais un gouvernement de transition était formé entre UNIR et la C14, cela voudrait-il dire que les partis membres de la C14 ne font plus partie de l'opposition ?

Depuis 2017, le CAR comme trois autres partis de l’opposition parlementaires refusent d’envoyer leur représentant à la CENI pour cause de légitimité!

« Personne ne peut douter de la qualité et de la légitimité de cette CENI dont 13 membres sont déjà aux postes. Il reste 4 places non encore occupées. Nous avons tout essayé pour dire à l’opposition. Il vaut mieux que vous veniez prendre vos places», a indiqué Payadowa Boukpessi le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales sur les ondes de Rfi.

A quand la fin de la crise politique toglaise?

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*Article 2 : Aux termes de la présente loi, l’opposition s’entend de l’opposition parlementaire. Elle comprend le ou les partis et regroupements de partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, ainsi que les députés qui y siègent, et qui ont remis au bureau de celle-ci une déclaration indiquant leur appartenance à l’opposition. Cette déclaration est accompagnée de la liste des députés concernés, signée par le président du groupe parlementaire ou par chacun des députés, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée Nationale.

La déclaration d’appartenance à l’opposition est faite en début de législature et au plus tard quinze (15) jours calendaires suivant l’adoption règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Cette déclaration d’appartenance peut également être faite par la suite, à tout moment de la législature.

Copie de la déclaration d’appartenance à l’opposition est transmise au ministère charte de l’Administration Territoriale par le bureau de l’Assemblée Nationale.

*Article 3 : Toute personne appartenant à un parti ou à un regroupement de partis politiques de l’opposition peut, à titre individuel, accepter de participer au gouvernement.

Lu 409 fois Dernière modification le jeudi, 23 août 2018 21:13

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