lundi, 23 juillet 2018 18:22

Politique : La C14 n’acceptera pas une feuille de route de la CEDEAO qui ne favorise pas une alternance pacifique Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

11 mois de parcours de combattant entre le pouvoir togolais et son opposition dans la crise politique qui secoue le pays, mais, rien à mettre sous la dent en ce qui concerne une sortie apaisée et durable malgré les exhortations de la communauté internationale et les multiples médiations des facilitateurs de la CEDEAO.

A ce jour, les deux camps demeurent figer dans leurs positions de faire des concessions pour aboutir à un résultat consensuel c’est-à-dire aller vite aux réformes constitutionnelles et électorales.

Le 31 juillet prochain à Lomé, les chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO, vont tenter de mettre en exécution une feuille de route pour accompagner les acteurs politiques à mettre fin à une tension politique interminable et qui plonge le pays dans une instabilité socioéconomique. « Les facilitateurs soutiendront les acteurs politiques togolais dans la réalisation des réformes constitutionnelles, dans le respect des délais légaux des réformes de la démocratie et des principes de l’Etat de droit », a déjà déclaré le président de la commission de la Cédéao dans une récente visite à Lomé.

Mais d’ores et déjà, des voix d’avertissement et de menace s’élèvent au niveau de la coalition quant au contenu de cette feuille de route au cas où elle ne respecterait pas l’assentiment du peuple togolais. C’est la position ferme du Secrétaire à la Communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), membre de la Coalition des 14 partis politiques (C14). Pour Eric Dupuy, le peuple a le droit de dire « Non » s’il n’est pas d’accord avec les propositions de la CEDEAO. « Nous avons le droit de dire non, si la décision de la CEDEAO ne nous convient pas », a-t-il dit.

Pour ce numéro 1 proche du chef de file de l’opposition, la C14 souhaite avoir une décision historique au Togo et dans la sous-région.

A en croire M. Dupuy, une initiative de la communauté internationale, notamment la CEDEAO qui n’aidera pas le Togo à tourner la page de ce régime, et à réaliser l’alternance politique sera mail accueillie. « Les Togolais ont besoin de liberté. Ils ont besoin de l’alternance politique pour le développement économique et social. Il faut qu’ils nous aident pour que l’alternance politique soit effective le plus rapidement possible », a souligné Eric Dupuy.

Mais au niveau du pouvoir, tout compte fait, la sérénité gagne les rangs, puisque le gouvernement reste confiant que cette feuille de route sera la solution clé de sortie du statu quo. Pour le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara, la coalition tente d'imposer son diktat au gouvernement et sa majorité sans quoi elle reprendrait les manifestations pour rendre le pays ingouvernable. Mais il n'est pas question de céder à la loi de la rue, plutôt que celle de la République. C'est pour cela qu'il n'y aura plus jamais d'autre 19 août 2017. Les dirigeants de la sous – région et les facilitateurs sont suffisamment édifiés sur les enjeux. Il n'y a pas et il n'y aura nul besoin d'aucun autre mandat spécifique pour leur permettre de montrer aux acteurs politiques togolais la voie à suivre », déclare-t-il.

Dans la foulée, le ministre de la fonction publique annonce déjà le contenu de cette feuille de route ; « les repères et le fondement des décisions attendues sont parfaitement connues, ce sont les valeurs, les normes et les principes qui sous-tendent la démocratie et l 'Etat , qui s'appuient solidement sur des règles juridiques essentielles et que reprennent largement les instruments communautaires pertinents, notamment le protocole additionnel de la CEDEAO relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance », a-t-il déclaré. « Car il ne s'agit pas, uniquement du Togo, mais également de la paix et de la stabilité de toute la sous-région. Avec sérénité et confiance, les togolais savent que le prochain sommet de la CEDEAO, le 31 juillet, marquera une étape décisive et ouvrira des perspectives nouvellespour la consolidation de la paix et de la stabilité et pour permettre à notre pays de renouer avec unedynamiquede croissance plus forte et soutenue », martèle-t-il avant d'ajouter : « C'est cela qui est essentiel ».

Entre temps, le président français Macron Emmanuel, plusieurs fois, interpellé par la diaspora togolaise, au cours d’une visite au Nigéria a dû se prononcer sur l’avenir de la crise togolaise. « Le statu quo n’est plus possible au Togo », a-t-il dit.

Même position que réitère Gilbert Bawara dans sa sortie médiatique et qui croit que les lignes bougeront cette fois-ci après le 31 juillet prochain ; « Dès le 1eraoût prochain, le temps des diktats, des postures de blocage et d'une volonté manifeste de statu quo que dénoncent à juste titre certains dirigeants étrangers sera totalement révolu. S'ouvrira alors un chapitre nouveauetchacun comprendra que la sagesse et le sens de responsabilité de la majorité silencieuse et des pouvoirs publics ne sont nullement des signes de faiblesse et de résignation. Les togolais aspirent à la quiétude et au bien-être et c'est la responsabilité des pouvoirs publics de les leur assurer», rassure-t-il.

Lu 241 fois Dernière modification le lundi, 23 juillet 2018 18:52

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.