mardi, 26 juin 2018 22:09

Environnement : Le Togo ambitionne restaurer d’ici 2030 à 80% des terres dégradées et limiter à 2% la dégradation des terres

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Au Togo, les terres se dégradent à un rythme de 0,41% chaque année Au Togo, les terres se dégradent à un rythme de 0,41% chaque année

Chaque année, dans le monde, près de 120.000km2 de terres deviennent infertiles sous l’effet de la désertification, selon les études diligentées par l’UNESCO.

Au Togo, les terres se dégradent à un rythme de 0,41% chaque année avec certaines parties plus ou moins dégradées. Et pour être plus précis, la partie septentrionale est plus dégradée que celle du sud-ouest alors que le gouvernement togolais ambitionne restaurer d’ici 2030 à 80% des terres dégradées et limiter à 2% la dégradation des terres non encore dégradées pour renforcer la préservation des écosystèmes terrestres.

Cette volonté du gouvernement a été réaffirmée ce mardi par le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, André Johnson à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la déforestation et la sécheresse célébrée en différée ce 26 juin à Lomé sous le thème « La terre a une vraie valeur. Investissez-y ».

Pour atteindre ces objectifs, selon le ministre, le Togo compte intégrer la NDT dans les politiques nationales et sectorielles, renforcer le cadre institutionnel et juridique sur la gestion et la gouvernance des terres, renforcer le mécanisme de gestion de la transhumance transfrontalière, restaurer les écosystèmes et des terres dégradées.

Plusieurs initiatives sont développées ici et là pour soutenir la gestion durable des terres au Togo notamment l’évaluation finale du Projet de gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT), la prise en compte du volet gestion des forêts et des terres pour 6.000 hectares de forêts communautaires dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique (PALCC), le développement en cours du projet « Programme des bonnes pratiques de gestion durable des terres pour renforcer la résilience des systèmes de production dans les pays côtiers de l’espace CEDEAO, selon une approche de gestion basée sur les écosystèmes ».

« Le Togo a signé le mémorandum avec le Mécanisme mondial de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification. Dans le cadre de cet engagement, le Togo a défini les cibles de neutralité en matière de dégradation des terres et des mesures connexes au niveau national », a rappelé M. André Johnson.

Il a également invité l’opinion publique et internationale à prendre des mesures prioritaires pour inverser la désertification et la dégradation des terres ainsi qu’élaborer des solutions plus efficaces face à la sécheresse.

Pour la Secrétaire exécutive de la CNULCD, Monique Barbut, l’objectif de développement durable visant à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030 est une réponse ambitieuse qui permettra de conserver et gérer les terres en bon état car dit-elle « cela permettra de restaurer les terres dégradées, arrêter l’accaparement des terres, lutter contre le changement climatique, augmenter la production alimentaire et fournir de l’eau potable ».

Awesso Balakiyem, Chef en charge de la recherche forestière et de la lutte contre la déforestation au ministère de l’Environnement et des ressources forestière quant à lui a invité les Togolais à restaurer la terre lorsqu’elle se dégrade à travers les reboisements, la lutte contre les feux de végétation.

Instituée depuis 1995 par les Nations Unies, la célébration de cette journée a pour objectif de restaurer les terres qui se dégradent notamment par l’action de l’Homme.

Lu 111 fois Dernière modification le mardi, 26 juin 2018 22:12

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