mercredi, 13 juin 2018 09:35

CEDEAO : Y-a-t-il un mal à Faure Gnassingbé de briguer un second mandat ?

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Un second mandat du Président togolais à la tête de l’institution va émaner d’une décision de l’ensemble des Chefs d’Etats Un second mandat du Président togolais à la tête de l’institution va émaner d’une décision de l’ensemble des Chefs d’Etats

Des esprits malins dans la journée du lundi ont fait croire à l’opinion nationale et internationale que des diplomates mèneraient des tractations pour maintenir l’actuel président en exercice de la CEDEAO, le président togolais Faure Gnassingbé après son mandat, débuté en Juin 2017 à Monrovia (Libéria).

Pour faire taire ces rumeurs sans fondement, la Présidence de la République à travers sa cellule de communication, dans un communiqué rendu public, a démenti « formellement » une telle information abondamment commentée sur les réseaux sociaux, reprise par plusieurs journaux et des radios de la place.

« Aucun diplomate togolais ne fait des tractations pour le maintien de Faure Essozimna Gnassingbé à la tête de la CEDEAO pour un second mandat d’un an. Ce serait synonyme de méconnaître les règles de fonctionnement de la CEDEAO», indique la Présidence dans son communiqué.

Pour les autorités togolaises, un second mandat du Président togolais à la tête de l’institution va émaner d’une décision de l’ensemble des Chefs d’Etats et non des ambitions d’un seul d’entre eux qui entend « faire des pieds et des mains pour être président ou briguer un second mandat à tête de l’institution ».

Les autorités pointent le doigt accusateur en direction de l’opposition qui selon elles, situe cette affaire dans le contexte de la crise sociologique que traverse le pays.

« Il y a là l’expression probable de désillusion que nourrirait nos chers amis de l’opposition sachant que le changement à la tête de de la CEDEAO n’a rien avoir avec nos réalités », précise le communiqué.

La présidence togolaise rappelle que les « solutions à la crise doivent être trouvées par les togolais eux-mêmes avec l’aide de la communauté internationale dont la CEDEAO ».

Un détour sur ce mandat, le président togolais a réussi un grand coup dans la résolution de la crise Guinée Biseau par diverses missions diplomatiques et ses déplacements personnels pour rencontrer les protagonistes, le président bissau-guinéen José Mario Vaz et l’opposition.

Enfin, l’organisation à Lomé en Avril dernier d’un sommet extraordinaire de la CEDEAO a permis de résoudre définitivement cette crise qui a duré trois ans avec la nomination d’un Premier ministre de consensus Aristides Gomes, l'ouverture de la session plénière de l'Assemblée nationale, la programmation des élections législatives, les modalités de fonctionnement de la Commission nationale électorale (CNE).

Un autre succès au cours de son mandat réside dans le bon déroulement des processus électoraux qui ont conduit aux élections présidentielles libres et pacifiques au Libéria et en Sierra-Léone d’où la présence de Faure Gnassingbé à l’investiture des deux chefs d’Etat, Georges Weah du Libéria et Juluis Maada Bio de la Sierra-Léone pour leur témoigner de l’accompagnement de l’institution qu’il préside.

Ces deux véritables succès ont été reconnus et appréciés à leur juste valeur par ses pairs et la communauté internationale à travers le Secrétaire Général des Nations Unies.

Autre effort, dans le cadre de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO, Faure Gnassingbé s’est personnellement rendu le 8 juin 2017 à la frontière Togo-Ghana (Aflaou) pour constater de visu l’effectivité de cette politique prônée par l’organisation. Quelques jours après cette visite, est tombée la décision honorable entre le Togo et le Ghana de l’ouverture 24h/24h de leurs postes frontières terrestres pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens afin d’accroître les échanges commerciaux entre les deux pays.

Faut-il reconnaitre même s’il advenait que les chefs d’Etats de la CEDEAO renouvellent à Faure Gnassingbé leur confiance de briguer un second mandat à la tête de l’institution régionale, ne sera pas perçue comme un miracle explosif.

D’autres présidents ont eu par le passé la bénédiction de leur pair notamment ; Ibrahim Babangida (Nigéria) 1985 à 1989, Jerry Rawlings (Ghana) 1994 à 1996, Sani Abacha (Nigéria) 1996 à 1998, Alpha Oumar Konaré (Mali) 1999 à 2001, Abdoulaye Wade (Sénégal) 2001 à 2003, John Kufor (Ghana) 2003 à 2005, Mamadou Tandja (Niger) 2005 à 2007, Umaru Yar’Adua (Nigéria) 2008 à 2010, Goodluck Jonathan (Nigéria) 2010 à 2012, Alassane Ouatara (Côte d’Ivoire) 2012 à 2014.

 Y-a-t-il un mal à Faure Gnassingbé de briguer un second mandat ?

Lu 273 fois Dernière modification le mercredi, 13 juin 2018 10:49

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