mardi, 15 mai 2018 18:03

Société: LA FONDATION PAX AFRICANA rend hommage au Prof. Adebayo ADEDEJI

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
panafricaniste convaincu de la première heure panafricaniste convaincu de la première heure

La Fondation PAX AFRICANA et son Président Edem Kodjo sont profondément attristés par le rappel à Dieu, le 25 avril dernier, du Professeur Adebayo Adedeji (Secrétaire exécutif de la CEA - Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique- de 1975 à 1991), et s’associent à l’affliction causée à ses proches par ce deuil.

Penseur et intellectuel visionnaire, panafricaniste convaincu de la première heure, le Professeur Adedeji est un acteur incontournable et clé des réflexions menées ces 50 dernières années autour de différents programmes sur le développement de l’Afrique. Des réflexions reposant constamment sur un socle commun : une Afrique plus intégrée, fondant son développement sur l’autonomie nationale de ses Etats et la mise en valeur de solutions locales à ses maux endogènes.

L’Afrique doit entre autres à cet érudit (natif de l’Etat d’Ogun) sur les questions de développement, la naissance de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et du Plan d’Action de Lagos.

Le sort a voulu que le Président de PAX AFRICANA se soit retrouvé aux côtés du Pr Adedeji pour le lancement effectif de la CEDEAO  (mai 1975) et l’élaboration et l’adoption du PAL (Plan d’Action de Lagos, août 1980). La postérité retiendra aussi la contribution du Pr Adedeji (à la tête de la CEA) à l’enracinement de la culture démocratique en Afrique, à travers la «Déclaration d’Arusha sur la Charte africaine de la participation populaire au développement et à la transformation en Afrique de 1990».

Ancien Président du Groupe de personnalités éminentes sur le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), ancien Président d’un groupe panafricain commis pour auditer les différents organes de l’UA, ce Nigérian de valeur, digne fils du continent noir, a en outre été l’architecte de l’élaboration du Cadre alternatif de l’Afrique aux programmes d’ajustement structurel pour le redressement socio-économique et la transformation (AAF-SAP).

Des faits, un engagement permanent même au plus fort de sa retraite professionnelle qui soulignent le grand vide que crée en Afrique la disparition de ce brillant économiste, ministre du Développement et de la Reconstruction du Nigeria dans les années 1970. Sa constante foi en une Afrique nouvelle et fière de ses valeurs culturelles et se dotant de véritables moyens pour son industrialisation nécessaire laisseront aux prochaines générations d’Afrique un souvenir impérissable et un modèle d’engagement à imiter.

Au revoir BAYO !

Fait à Lomé, le 15 mai 2018

Lu 296 fois Dernière modification le mardi, 15 mai 2018 18:16

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.