mardi, 08 mai 2018 18:39

BAD : Eau, électricité, transports, les secteurs clefs du développement de l’Afrique

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Président de la BAD Dr. Akinwumi Adesina Président de la BAD Dr. Akinwumi Adesina

Le 17 janvier dernier, la Banque Africaine de Développement (BAD) publiait ses données économiques sur le continent avec l’accent sur la nécessité de promouvoir les grandes infrastructures «contribuant de manière significative à la croissance économique d'un pays».


Eau, électricité, transports… sont les secteurs clefs qui doivent permettre à l’Afrique de se développer. Le continent doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an dans ses infrastructures, alors que les investissements n'ont atteint que 62 milliards de dollars en 2016, selon le rapport annuel de la BAD, Perspectives économiques en Afrique 2018.

Selon les informations du président de l’institution Akinwumi Adesina, envisage de mobiliser un financement de 170 milliards de dollars, pour combler le déficit du continent dans le domaine des infrastructures. L’information été relayée par Bloomberg selon laquelle, le président de la BAD espère réduire les coûts des exportations des produits de base et booster le commerce sur le continent.

Ainsi, ces projets devraient permettre à l’Afrique, de combler un déficit infrastructurel, dont le coût est situé entre 87 et 112 milliards $ par an, selon les estimations de la BAD.

La BAD a déjà mobilisé 863 millions $ dans le compte du Fonds Africa50, afin de mettre en place des projets d’infrastructure.

Le secteur privé pourrait participer à la mobilisation du financement de 3 milliards $.

Une croissance de 4,1% en 2018
Le document de la BAD montre que la croissance est aussi repartie en Afrique. La croissance devrait rebondir à 3,6% en 2017, contre 2,2% en 2016, puis grimper à 4,1% en 2018 et 2019. Une croissance qui n'est pas uniforme sur l'ensemble du continent et qui continue de montrer des faiblesses structurelles importantes.

L’Afrique de l’Est demeure la sous-région dont la croissance est la plus rapide, estimée à 5,6% en 2017, en hausse par rapport aux 4,9% enregistrés en 2016. La croissance devrait rester dynamique et atteindre 5,9% en 2018, puis 6,1% en 2019. «Les investissements publics dans les infrastructures ont été déterminants à Djibouti et en Ethiopie», note la Banque.

Lu 119 fois Dernière modification le mardi, 08 mai 2018 18:51

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