mercredi, 18 avril 2018 18:22

Politique : La coalition se prépare-t-elle a troublé la fête de l’indépendance et défié la CEDEAO ?

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S'agissant du sommet de la CEDEAO, le moment viendra où nous prendrons position officiellement S'agissant du sommet de la CEDEAO, le moment viendra où nous prendrons position officiellement

Autour de Faure Gnassingbé, président de la république togolaise, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), s’était réunie une dizaine de chefs d’Etat au sommet extraordinaire de l’organisation régionale le 14 avril dernier à Lomé (Togo).

Le communiqué final de la rencontre consacrée à la crise en Guinée Biseau a planché également sur le cas du Togo. Le communiqué a désigné et a invité les facilitateurs, leurs Excellences Nana Akufo Addo et le Professeur Alpha Condé à intensifier leurs efforts pour aider le gouvernement et les acteurs politiques togolais dans la réalisation des réformes constitutionnelles dans le respect des délais légaux, des normes et principes de la démocratie et l'Etat de droit. En outre, La CEDEAO a invité les acteurs politiques et la société à s'abstenir de tout acte de violence dans le pays.

Malheureusement, cette exhortation semble ne pas trouver résonnance auprès de la coalition des 14 partis politiques qui décide de répondre aux chefs d’Etats et de gouvernement.

En conférence de presse ce matin, les leaders de la coalition de l’opposition n’ont pas mâché leur mot. Pour elle, il y a à relever quelques manquements dans la prise de décisions de la CEDEAO par rapport à la crise politique togolaise.

« S'agissant du sommet de la CEDEAO, le moment viendra où nous prendrons position officiellement. Nous voulons faire observer qu'il y a un vice dans ce qui s'est fait. Déontologiquement, lorsqu'il y a un conflit entre deux parties et que l'on veut prendre position, on écoute les deux parties. Non seulement on écoute les deux parties, mais on prend également position en toute objectivité, en tout liberté, sans la présence des deux parties. Cela n'a pas été le cas samedi », a martelé Brigitte Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la coalition C14. Et d’ajouter « Le régime qui est l'une des parties en conflit a eu la chance d'assister aux travaux de la CEDEAO. Il a également pris part aux huis clos sur le dossier togolais. Mais la coalition des 14, elle, n'a pas eu cette possibilité de donner sa version aux chefs d’États de la CEDEAO, (…), nous, nous savons ce que nous voulons. La lutte continue ».

Cette sortie serait-elle considérée comme un défi à la communauté régionale qui depuis le début de la crise a invité l’opposition et le pouvoir à une prise de conscience pour trouver de façon consensuelle une solution aux réformes constitutionnelles ?

Par ailleurs, que dire de la caution donnée par la CEDEAO au dialogue inter togolais auquel la coalition a participé et commence par obtenir gain de cause par la libération de plusieurs détenus de l’opposition et la suspension par le gouvernement du processus électoral.

En ce qui concerne les manifestations publiques, selon, le règlement intérieur du dialogue, et au nom de la paix au Togo pour une crise qui dure 8 mois, la C14 a pris l’engagement avec le pouvoir devant le médiateur, Nana Akufor ADDO, président du Ghana, de surseoir toutes manifestations publiques. La reprise des marches est déduite du côté du pouvoir comme un sabotage du processus du dialogue en cours. « Le pouvoir ne sera pas complice de la violation des termes du règlement intérieur», a déjà fait signifier, Payadowa Boukpéssi, le ministre en charge de l’administration territoriale.

On peut se rappeler qu’aux manifestations de la coalition prévues la semaine dernière, le gouvernement n’a pas du tout donné son accord de principe. Mais la C14 n’attend pas baisser les bras et va de nouveau défier le pouvoir en annonçant de nouvelles manifestations pacifiques et populaires du 23 au 29 Avril, au moment où le Togo sera en pleine semaine de l’indépendance.

Le 27 avril prochain, le Togo célébrera ses 58 ans d’indépendance.

Beaucoup d’observateurs se posent toujours la question entre le dialogue, les réformes constitutionnelles réclamées par la coalition et les manifestations publiques, d’où viendra la solution de sortie de crise pour une économie entièrement paralysée? Environ 100 milliards de FCFA de recettes perdues, c’est l’estimation faite par le gouvernement fin décembre 2017.

Lu 483 fois Dernière modification le mercredi, 18 avril 2018 18:36

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