mardi, 10 avril 2018 16:25

Politique : Entre le dialogue et les marches, difficile de trouver la meilleure solution de sortie de crise

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les manifestations des 6 derniers mois ont fait perdre à l‘Etat comme recettes 100 milliards de FCFA les manifestations des 6 derniers mois ont fait perdre à l‘Etat comme recettes 100 milliards de FCFA

La Coalition des 14 marchera dans les rues mercredi, jeudi et samedi. C’est ce que les responsables de la Coalition ont indiqué à la presse ce 10 avril.

Une délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition qui font front commun depuis quelques mois a rencontré, lundi à Accra, le président ghanéen et facilitateur dans la crise togolaise, Nana-Akufo Addo. Les responsables de la Coalition ont rendu compte mardi à la presse de leurs échanges avec le leader ghanéen. Selon le communiqué rendu public, il a été question des inquiétudes de la Coalition face à la poursuite de la préparation du processus électoral par le gouvernement ainsi que l’interprétation donnée au gel des manifestations publiques et des « intimidations, des arrestations, du maintien de l’état de siège dans les villes de Mango, Bafilo et Sokodé ». Selon la Coalition, le président ghanéen ne s’est pas opposé à l’organisation de manifestations publiques les 11 ; 12 et 14 avril. Conséquence, elle sera dans les rues et appelle la population à la soutenir.

« Les manifestations de cette semaine devront être des signes pour le régime de prendre au sérieux les revendications des Togolais. Nous pensons qu’il est temps que Faure se prononce vite sur les revendications du peuple », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la coalition qui ajoute « Ces manifestations ont lieu à un moment particulier de notre lutte. Nous avons fait presque deux mois de lutte et le pouvoir n’a donné suite à aucune de nos aspirations notamment la constitution de 1992, le droit de vote de la diaspora, la révision du cadre électoral… ».

Les manifestations auront lieu à Lomé et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays. Le gouvernement à travers son ministre de l’administration territoriale les a, tout de même, interdites.

A l’appel à ces marches, beaucoup de togolais se posent la question de savoir si la coalition cherche réellement une porte de sortie à cette crise pour laquelle elle a tant sollicité un médiateur.

Dans la mesure où le dialogue est en cours et dont le processus n’est pas encore suspendu, il y a lieu que toutes discussions passent par la table ronde avant d’échouer dans les rues.

Selon, les informations Nana Akufor dit ne pas s’opposer à une quelconque marche mais aurait parlé d’« une rupture de confiance entre les acteurs politiques » qui a son avis ne se soucient pas du peuple.

D’autre part, la question des véritables raisons de ces marchent demeurent fallacieuses puisque la coalition jusqu’à présent a du mal à démontrer réellement avec preuves à l’appui les activités que mène le gouvernement et qui viole son engagement d’arrêter le processus électoral comme mesure d’apaisement.

« La coalition souhaite-elle que les portes de la CENI soient fermées et les clés déposées sur sa table ? la coalition a-t-elle demandé à savoir les activités que la CENI ne devrait pas mener après la suspension du processus? », s’interroge Jean K. un militant du parti au pouvoir. Avant d’ajouter, « cette raison de la coalition n’est pas loin de celle qu’elle avait avancée comme incident à Kparatao sans aucune preuve ».

« Le gouvernement doit demeurer serein et ne doit pas être complice de cette violation fragrante du règlement intérieur du dialogue par la coalition qui sait à quel jeu elle joue. L’avenir dira, qui fait le faux et ne souhaite pas la paix dans le pays  », renchérit Alice D. une militante sur une plateforme du parti UNIR.

Faut-il le rappeler que selon le gouvernement, les manifestations des 6 derniers mois ont fait perdre à l‘Etat comme recettes 100 milliards de FCFA, mettant ainsi à genou, l’économie togolaise. A cela s’ajoute, le ralentissement des activités socioéconomiques dans le secteur privé, la mévente dans les marchés, bref une augmentation de la pauvreté dans les ménages.

Pour le moment, au niveau des militants de l’opposition, c’est la joie de la reprise des manifestations. « Au grand marché, les prix des tee-shirts à la couleur rouge flambe », informe Kodjo L. sur une plateforme de l’opposition.

 

Que deviendra le dialogue après toutes ces marches ?Faut-il en rire ou en pleurer ?

Lu 350 fois Dernière modification le mardi, 10 avril 2018 18:45

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