mardi, 27 mars 2018 21:10

Politique : ABOKA Kossi répond ouvertement à la coalition des 14 « Au nom de quelle démocratie, la coalition prétend refuser une candidature de Faure Gnassingbé du parti UNIR en 2020 ? »

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Depuis quand le parti au pouvoir a-t-il une fois décidé de la candidature de l’opposition? Depuis quand le parti au pouvoir a-t-il une fois décidé de la candidature de l’opposition?

La rencontre entre les acteurs politiques togolais et le facilitateur du dialogue inter-togolais, le président ghanéen Nana Addo Akufor s’est soldé le vendredi dernier par un renvoi des deux camps à cogiter sur les différents points afin de trouver une solution à la crise togolaise. Malheureusement, la position des 14 partis politiques de l’opposition par sa position radicale, intransigeante, risque de mettre le bâton dans les roues du facilitateur et dégammer les notes du dialogue entamé depuis le 19 février dernier à Lomé.

Selon, les informations après la rencontre du vendredi, la coalition de l’opposition aurait renoncé de poursuivre sa bête noire, le retour originel de la Constitution 92 (C92) en lieu et place des cinq (5) articles fondamentaux, notamment l'article 59 relatif à la limitation des mandats avec sa fameuse formule « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Jean Pierre Fabre et sa bande sont finalement convaincus que persister à chercher le sexe des anges d’un quelconque mécanisme du retour à la C92 comme annoncé auparavant le 19 Août 2017 par le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, serait peine perdue !

A en croire les imminents constitutionalistes, « On ne retourne pas à l’originalité d’une constitution votée depuis 26 ans plutôt elle se révise ». Malgré toutes les explications et démonstrations scientifiques, c’est avec regret que la coalition de l’opposition ne semble pas être dans une logique d’ouverture. « Les positions du peuple, c'est le retour à la version originelle de la constitution de 1992 avec toutes les implications possibles, dont la non candidature de Faure Gnassingbé en 2020, le vote de la diaspora, les réformes constitutionnelles et institutionnelles », affirme Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice de la coalition, au micro d’une radio privée avant de lancer qu’il était hors de question de faire des concessions sur ce sujet.

Ces propos ont laissé perplexe bon nombre de togolais qui se demandent que fait la coalition du message de la communauté internationale représentée au Togo par la Coordination du Système des Nations Unies, la délégation de l’Union Européenne et les ambassades d'Allemagne, des États-Unis d'Amérique et de France qui, déjà, une semaine, face à l’enlisement des positions des uns et des autres, appellent la classe politique « à dépasser les positions de principe et à s'engager  sans délai, dans l'intérêt de tous les Togolais, dans une discussion de fond sur les questions constitutionnelles et électorales, afin de parvenir à un accord sur les réformes dans le respect de l'État de droit et des dispositions légales et constitutionnelles en vigueur ; à  parvenir à un accord sur un cadre démocratique rénové et consensuel, afin que les électeurs togolais puissent exprimer un choix dans des élections libres et transparentes ».

Dans cette position méli-mélo de la coalition, pour l’opposant Me Jean Dégli, président du mouvement Bâtir le Togo, reçu dimanche dernier sur une radio privée, a laissé entendre que l’opposition n’est pas saine dans cette crise, elle n’est pas moins responsable que le pouvoir. Aussi, a-t-il invité ses amis à accepter le principe de concessions ; « La position consistant à dire que l’opposition ne fera pas de concessions, c’est tout simplement bloquer les discussions. Cela la mettra dans une situation pire. L’exigence d'un retour à la constitution de 1992 avec toutes ses implications est la meilleure façon de faire échouer le dialogue », estime Me Dégli qui rappelle qu’ « En matière constitutionnelle il ne peut y avoir de rétroactivité ».

La nouveauté de la coalition depuis lundi, c’est la sortie de Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) qui annonce que Faure Gnassingbé, ne peut plus se représenter en 2020 aux élections présidentielles ! «Nous n’avons pas renoncé à nos exigences de départ sauf que cette fois-ci nous laissons Faure Gnassingbé finir son mandat en bonne et due forme. Mais, nous n’accepterons pas qu’il se représente en 2020. Si Faure Gnassingbé veut deux mandats de plus, il se trompe. On n'acceptera jamais », a-t-il indiqué lundi face à la presse.

« Par quelle alchimie va-t-il barrer la route au candidat d’un parti politique alors que la cours constitutionnelle est la seule institution régalienne capable de se prononcer sur l’éligibilité ou non d’une candidature quelconque aux élections présidentielles au Togo ? », se demandent des militants du parti au pouvoir sur les réseaux sociaux.

« En quoi ceux qui créent des partis politiques peuvent demeurer à vie présidents? Même le vieux Agboyibo n'a pas résisté à la tentation de revenir. N'y a-t-il pas de gens capables et valables dans leurs partis pour prendre la relève? La sagesse nous enseigne que la charité bien ordonnée commence par soi. Que les responsables de la coalition montrent l'exemple. Pourquoi veulent-ils enlever la brindille qui se trouve dans l'œil d'UNIR alors qu’ils ont de la poutre dans leurs yeux de l'opposition? Il est temps de redescendre sur terre et voir la réalité en face », martèle, un militant du parti UNIR.

En analysant, les agitations de la coalition, désormais le candidat aux élections présidentielles en 2020 du parti au pouvoir proviendra du choix systématique de l’opposition ! « Que Faure Gnassingbé, notre champion à UNIR, ne se présente pas en 2020 aux élections présidentielles, cela devrait être un rêve imaginaire de la coalition. Depuis quand le parti au pouvoir a-t-il une fois décidé de la candidature de l’opposition? Jamais, le parti UNIR n’y songera », répond ABOKA Kossi, Président de la Délégation Spéciale de la préfecture du Golfe, sur une radio privé de la place ce mardi avant de s’interroger « Comment l’opposition qui accuse chaque fois le parti au pouvoir de jouer à la dictature, peut prétendre piétiner le jeu démocratique en imposant un candidat au parti UNIR ? »

Une autre proposition de la coalition au cours de sa dernière, stipule qu’à la fin du mandat de Faure Gnassingbé, qu’il soit organisé une période de transition qui sera conduite par un Premier ministre désigné par consensus. « Au cours de cette période, les autorités de transition seront chargées de la mise en œuvre des réformes électorales et de l’organisation consensuelle des prochaines élections locales, législatives et présidentielles », a expliqué précisé.

A cette proposition, aussi, surgissent des interrogations auprès des militants du parti au pouvoir sur les réseaux sociaux: « les expériences de la transition au Togo en 92 sont négativement restées en mémoire des togolais marquée par une gestion catastrophique des finances publiques et des nominations fantaisistes par le premier ministre sans consultation préalables du président de la république portant élu par le peuple. Si la coalition pense redynamiser cet exploit, elle se trompe de stratégie en 2020».

Le dialogue est suspendu à une date ultérieure après que le gouvernement ait accepté une fois d’être flexible en arrêtant le processus électoral en cours, l’une des préoccupations de la coalition.

G. J

Lu 514 fois Dernière modification le mardi, 27 mars 2018 21:32

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