Le récent rapport mondial de 2016 sur la lutte contre le paludisme indique un certain nombre de progrès dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) mais qui porte le fardeau le plus lourd.

 

paludisme

Les enfants sont particulièrement vulnérables, ce qui représente les deux tiers des décès causés par le paludisme dans la région. En 2015, il était estimé que 92% des décès dus au paludisme ont été observés dans la région africaine. 303 000 décès liés au paludisme étaient survenus chez les enfants de moins de 5 ans ce qui équivaut à 70% du total, selon le rapport OMS 2016.

A cet effet, les coordonnateurs des Programmes Nationaux de Lutte contre le Paludisme des 15 pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), sont en réunion du 4 au 7 avril 2017, à Lomé pour la revue des programmes nationaux de lutte contre le paludisme sous le thème « Ensemble pour l’élimination du Paludisme dans l’espace CEDEAO ».

Ces échanges auront pour agenda de faire la revue des progrès accomplis par les pays dans la mise en œuvre de leurs plans d’action au cours du premier trimestre de 2017 ; de l’intervention des partenaires pour le même trimestre et identifier les besoins des pays en assistance technique pour le second trimestre 2017 ; de l’état d’avancement dans la mise en œuvre des interventions des partenaires ; du processus de soumission aux financements du Fonds Mondiale et des négociations…

Il s’agira aussi d’évaluer entre autres, l’état de financement de la lutte contre le paludisme dans la zone CEDEAO sur base de l’analyse des carences financières et programmatiques pour aider les pays dans leurs plan de mobilisation de ressources ; procéder à l’évaluation de la résistance aux insecticides ainsi qu’à celle des plans mis en place par les pays pour y répondre…

Pour le Docteur Amou Tété, représentant le Directeur Général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), il faut une approche régionale pour lutter contre les maladies dans la région. Selon lui, la maladie la plus répandue est le paludisme, pour se faire ; les stratégies de lutte habituelles prônées par l’OMS depuis plusieurs années (partages de moustiquaires, traitement des femmes enceintes…) sont renforcées par la chimio prévention du paludisme saisonnier qui consiste à donner de façon préventive des médicaments aux enfants de moins de cinq ans dans des zones à forte densité de prévalence au paludisme.

En ouvrant les travaux, le Professeur Ahouéfa Vovor, représentant le Ministre de la santé et  de la protection sociale, a rappelé que selon le rapport mondial de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2016), 92% des décès dus au paludisme sont survenus dans la région africaine et 70% de ces décès ont été observés chez les enfants de moins de cinq ans en 2015 faisant de cette maladie la cause majeure de décès chez les enfants.

Le Professeur Ahouéfa a invité les participants à apprendre et tirer les leçons les uns des autres, les bonnes pratiques dans la négociation de financements avec des partenaires pour permettre de rendre disponible pour la période 2018-2020 un financement pour la lutte contre le paludisme.

La rencontre de Lomé se veut  un cadre d’échanges et de partages entre les pays en vue de maximiser les chances d’acceptation de leurs financements lors de la négociation avec le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Dans l’espace CEDEAO, 5 pays, le Burkina Faso, le Ghana, la côte d‘ivoire, le Niger et le Nigeria demeurent les pays à haute endémicité du paludisme qui demeure la cause de décès chez les enfants toutes les deux minutes.