L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a célébré ce 07 avril la Journée Mondiale de la Santé au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Campus Lomé, autour du thème: « Dépression, Parlons-en». La population a été informée sur la maladie «trouble mentale ».

Depression

Selon la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Mme Matshidiso Moeti, la dépression touche environ 332 millions de personnes dans le monde et près de 30 millions de personnes dans la région africaine. Cette maladie méconnue par la population, constitue la deuxième cause mondiale de mortalité chez les personnes âgées de 15-29ans, a-t-elle ajouté.

La dépression comme une maladie, est caractérisée par une tristesse persistant, une perte d’intérêt et une incapacité à accomplir les tâches quotidiennes pendant deux semaines au moins. Les principales causes de la dépression sont : la perte d’un être cher, la précarité, le chômage… la dépression est guérissable et le traitement se fait dans les hôpitaux.

« La dépression peut être guérie entièrement, tout dépend de l’entourage », a expliqué doc Docteur Valentin DASSA, point focal de la santé mentale au ministère de la santé.

L’OMS indique que le manque de soutien aux personnes ayant des troubles mentaux, associé à la peur de la stigmatisation, empêche beaucoup d’individus malades d’accéder aux traitements dont ils auraient besoin.

« La stigmatisation continuelle associée à la maladie mentale a été la raison pour laquelle nous avons décidé d’appeler la campagne Dépression : parlons-en », indique le docteur Shekhar Saxena, directeur à l’OMS du Département Santé mentale et abus de substances psychoactives.

Même dans les pays à revenu élevé, près de 50 % des personnes dépressives ne sont pas traitées. En moyenne, seulement 3 % des budgets publics pour la santé sont investis dans la santé mentale, ce chiffre variant de moins de 1 % dans les pays à faible revenu à 5 % dans ceux à revenu élevé.

Sur le plan national, 60% de cas de dépression sont enregistrés dans les CHU Campus et Olympio. « Mais encore faudrait-il que ce soit réellement seulement les 60% car, certains cas de dépression n'arrivent pas être diagnostiqués. La cause, certains agents de santé ne sont pas formés sur le diagnostic de la maladie », explique Docteur DASSA.